vendredi 29 avril 2011

ISTANBUL

Sous un ciel sombre
pour la première fois
Je te vois, Istanbul ;
mais tu n'es pour moi
qu'une ville d'un pays
entre parenthèses.
Les nôtres autrefois
avant ta folie
y ont vécu, y ont brillé.
Aussi, ne t'ai-je pas effacé
de ma mémoire
- comment effacer toutes
ces vies qui ont existé
avant que le crime,
sanglant génocide, brutalement
n'en ait interrompu le cours ?
On me disait :
"c'est une belle ville, il faut la voir ..."
Belle ? Que vaut la beauté
de qui a perdu son âme ?
Ce pays tout entier a sombré
dans la barbarie :
sans âme, il est sans âme !
chaque jour qui passe
creuse le fossé où s'afflige
la mienne face à la monstruosité
d'un état assassin dont le crime
reste encore impuni!
Allez-y vous-même
qu'aucun remords n'habite
puisqu'aussi bien vous
encensez encore
cet état assassin !

C'est un jour sombre
comme si le ciel, lui,
portait toujours le deuil.

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