jeudi 21 avril 2011

UKRAINE DE MES ANCÊTRES (2)

ODESSA

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Jetés dehors aux aurores, huit heures du matin - c'est tôt par un froid quasi sibérien (3°) - nous arpentons la promenade du bord de mer qui conduit jusqu'à l'Obélisque dédié au " Marin Inconnu"


Tout au long et de chaque côté de cette promenade située dans le grand parc central Tarass Chevtchenko (écrivain russe), des stèles couvertes de fleurs rappellent les épreuves subies par les Ukrainiens dans leur guerre contre la Turquie jusqu'à la victoire qu'ils remportèrent sur cette dernière le 10 avril 1945.



Durant les célébrations annuelles de cette victoire, les étudiants de l'Ecole de la Marine Marchande se voient chargés de nettoyer et de fleurir ces tombes jusqu'à l'obélisque également fleuri dont ils assurent la garde.





"L'escalier gigantesque Potemkine" réalisé par trois architectes différents (1841) et dont le point de vue surélevé permet d'observer à la fois les marches et les paliers.


(Pour les faits concernant le cuirassé Potemkine, voir google !)


Un des plus beaux opéras : celui d'Odessa.



Il ne devait pas avoir très chaud mon charmant joueur de Bandoura par ce matin glacial ! Et je m'étonnais qu'il puisse interpréter si joliment une oeuvre de Vivaldi (m'a-t-il dit)  - je portais des gants et cependant, mes doigts étaient  raides...




Musée des Beaux-Arts d'Odessa

Il compte quelque dix mille oeuvres (icônes, peintures, sculptures, arts plastiques ...) et figure en troisième position sur la liste des plus importants musées russes.

Nous avons découvert des tableaux de peintres russes bouleversants de vérité, de beauté, de réalisme aussi. Je n'ambitionne pas de vous faire tout connaître - évidemment non.
Mais j'ai retenu - vous ne m'en tiendrez pas rigueur je pense - pour vous en parler un peu plus, le nom de notre grand peintre arménien, au talent exceptionnel et mondialement reconnu : Ivan (Hovanès) Aïvazovsky (Aïvasian) né et mort en Crimée à Théodosie (29/07/1817 -5/05/1900).
 Une salle complète est consacrée à l'exposition de quelques-unes de ses oeuvres.
Les peintures d'Ivan Aïvazovski se distinguent par la recherche de la lumière et une approche émotionnelle remarquable. Grâce à cette atmosphère lumineuse et enchanteresse, les toiles du peintre s'emplissent de rêverie et d'émotion. Il peignait de mémoire et en retranscrivant ses sensations, sans études préalables, mais en se guidant simplement sur une esquisse brute au crayon.
Selon Chahen Khatchatourian, ancien directeur de la Galerie de peinture d'Arménie, l'originalité de l'œuvre d'Aïvazovski s'explique en partie par son attachement à la culture arménienne pour laquelle l'idée de la lumière créatrice, lumière de la connaissance, est ancrée dans la tradition ; la représentation qu'il fit des hommes luttant contre la mer en furie traduirait également la volonté de survie associée à la culture arménienne. En outre, il traita plusieurs thèmes historiques arméniens (mont Ararat, massacres arméniens,...)
Delacroix parlait de son art en termes élogieux et W. Turner le qualifia de génie. Les thèmes d'inspiration d'Ivan Aïvazovski et sa manière de les traiter l'inscrivent au cœur du courant romantique du XIXe s.. Ce romantisme s'affirmera tout au long de sa carrière en atteignant son apogée dans ses œuvres des années 1850, avec par exemple La neuvième vague (1850), Clair de lune (1849) et Tempête (1854)

Les activités publiques, les œuvres de bienfaisance et la position civique d'Aïvazovski sont inséparables de ses activités de peintre.
Sa volonté inlassable de servir sa patrie et sa renommée font de lui une légende vivante et le symbole du bienfaiteur national.
Grâce à lui, les jeunes Arméniens commencent à s'intéresser vivement à la peinture. « Avoir pour aider », cette devise révèle en Aïvazovski un fils authentique du siècle romantique et un altruisme hors du commun.

Je ne peux vous transmettre que mon émerveillement
... et quelques reproductions



La neuvième vague - 1850


Moulins à vent en bord de mer - 1837


Port d'Odessa  - 1852



La bataille dans les détroits de Chios - 1848


Paysage au clair de lune


Bien d'autres artistes retiennent l'attention, cela va sans dire.
Je pense à  Svitoslavsky (1857-1931) -"Les ruches"
peintre de la vie à la campagne

Sudkovskiy (1850-1885) "La mer et les barques"

Makovskiy (1869-1924) "Je suis fatiguée de toi"
quotidien de la vie rurale

V.M. Maksimov (1844-1911) - "Garde forestier" 
le paysan est enchaîné, tandis que des cavaliers qui ont tué son chien, s'enfuient en lui laissant la vie sauve ...

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