vendredi 2 mars 2012

Femmes berbères

Dzovinar - Pastel

 Nourrie de vos traditions, 
 votre sagesse ancestrale 
 vient troubler mes convictions. 
 Votre quotidien lentement se meut 
 dans un temps suspendu, immobile. 
 Vos gestes d'un autre temps 
 se répètent et recréent l'harmonie 
 d'un lien continu que rien n'a rompu. 
 Où s'en vont vos pensées 
 lorsque vos mains  en gestes mesurés 
 mêlent au repas les épices nécessaires 
 au plaisir du palais 
afin qu'autour du large plat de céramique, 
 par la grâce d'une chaleureuse hospitalité 
 se réunissent invités et familiers ? 

 Hors des murs de vos humbles demeures 
 sous la brûlure du soleil saharien 
 c'est d'un pas tranquille que vous allez 
 sur le chemin de terre bordant la mer 
 dont l'horizon se perd 
dans un voile de brume bleuâtre. 
 Et quand surviennent des rencontres, 
  soeurs qu'un même destin unit, 
 vos têtes voilées se rapprochent 
 pour de longs et mystérieux conciliabules : 
 l'avenir d'une jeune fille ? Celui d'un fils aîné, 
 du dernier de la famille ? Aléas ? pauvreté ? 
 La barque que l'aube accueille 
 reviendra-t-elle alourdie de la pêche vitale ? 

 Paysages arides, ponctués d'oliviers, 
 que colorent les buissons de bougainvilliers ; 
 plus loin encore, le désert et ses dunes, 
 étincelant, immaculé, la lac de sel ; 
 puis, soudain, l'écrin vert d'une oasis ! 
 Rêves, mirages, roses des sables ... 
 tressent la trame inaltérable de vos vies. 


Dzovinar


Dzovinar - pastel

1 commentaire:

  1. Un poème tout en lenteur, comme le temps qui s'écoule dans les oasis.

    RépondreSupprimer

Quelques lignes signalant votre passage me feront toujours plaisirs. Si vous n'avez pas de blog, vous pouvez néanmoins poster un commentaire en cliquant sur "Anonyme" et signer de votre nom ou d'un avatar. Amicalement,
Dzovinar