dimanche 29 avril 2012

ENFANT DE VOLOS - Dzovinar


St Georges terrassant le dragon
 Monastère de Paleokastritza-Corfou (Grèce)


L'anniversaire
est ce jour particulier
où l'on songe parfois
 avec un sourire
aux années passées.
Celles de la petite enfance
pleine d'exubérance
 de désir de vivre.
Celles où tout était simple
semblant aller de soi,
tandis que l'on grandissait
insouciant
à l'ombre de sa famille,
loin d'une société
où l'on n'était pas encore né.
Et puis,
vient le jour, où,
 comme une certitude,
l'on comprend
qu'un destin unique
 vous attend ;
que l'enfant de naguère
doit céder la place
à l'homme essentiel
au devenir d'un monde misérable
en grand besoin d'humanité ;
que le sacrifice 
devient nécessaire 
pour mener la croisade sans merci
contre  l'injustice,
l'arbitraire ...
C'est toi
 que la providence a désigné,
en t'offrant toutes les armes, 
pour mener coûte que coûte
 les combats difficiles 
 et briser l'impensable. 
Enfant de Volos
Heureux anniversaire

http://www.youtube.com/watch?v=k1oqWKAp1N8&feature=share&fb_source=message

mercredi 25 avril 2012

Ressemblance

L'un est brun
le regard noir
moqueur et doux
plus sombre encore
sous la colère : 
c'est le père.
L'autre est blond
l'oeil candide et bleu
les lèvres boudeuses
le visage rond :
c'est le fils.
Je les observe
et m'étonne ;
la nature est facétieuse : 
je cherche une ressemblance
une empreinte :
l'arc du sourcil ?
Non ;
la ligne du nez ?
Pas davantage ;
l'ovale du visage ?
Les lèvres ? Le sourire ?
Rien.
Ils sont complices pourtant
quand le jeu les rassemble ;
le petit se mesure au grand
dans des batailles de titan !
Les poings s'abattent,
les pieds volent !
L'enfant exulte de joie quand
Le feu aux joues
le regard brillant
il prend enfin l'avantage ...

Mon petit-fils est près de moi
nous regardons des photos ;
il veut tout voir de son père
qu'il vénère :
l'enfant, l'adolescent, l'adulte ...
Soudain, le regard qu'il lève vers moi
étreint mon coeur de tendresse :
je lis tout à la fois
amour, admiration, désespoir ...
- comme il est beau papa !
Je le serre contre moi
- comme toi mon petit, comme toi.

Dzovinar


mardi 24 avril 2012

C'ETAIT NOTRE VIE ...


Tableau d'un peintre arménien (au "vernissage" - Yerevan - Arménie)

******
Que de nos coeurs déchirés
s'élèvent nos voix pour clamer
par delà les sombres horizons
que nous sommes ici
les survivants d'un peuple
que rien n'a pu détruire.
Nous avons reçu tous les coups,
subi ce qu'aux bêtes sauvages
l'homme n'oserait infliger.
Mais de l'abjection d'un crime
si longtemps  nié
par ceux-là mêmes
qui l'ont commis
naîtra bientôt, implacable 
et terrible, toute la vérité 
éclaboussant de honte,
 à la face du monde,
dans ses moindres replis,
l'Etat depuis longtemps indigne d'y figurer.

Dzovinar

lundi 23 avril 2012

AVANT LA TOMBEE DE LA NUIT - Missak MANOUCHIAN

L'Aigle 
(ici sur les vestiges d'un chapiteau, en Arménie -
 symbole héraldique de l'écusson arménien
qui comporte aussi le lion)

AVANT LA TOMBEE DE LA NUIT


Avant la tombée de la nuit, tu as parcouru le monde,

Tu nous apportes l'écho de tous les horizons de la vie

De toutes ses mains usées par le travail, des luttes et des 

victoires

Ton appel semblable à la lumière sans entrave des rayons de 

l'aube.

Transi et fouetté par la tempête, tu es le feu qui nous 

réchauffe

Dans l'obscurité maudite, de notre serment tu es la flamme 

ardente

Flambée éternelle que les esprits en furie

Vocifèrent de leur haine impudente pour t'éteindre à jamais.

Il semble parfois que tu vas t'éteindre, cependant chaque 

jour

Des volontés d'acier t'attisent, te tiennent debout

Et toi haletant, comme un apôtre aux jours de combat

Tu montres le chemin de la lumière pour la grande victoire 

de l'Humanité.


1934- Missak Manouchian

(1906 - 1944)

24 AVRIL

24 avril 

Notre-Dame (Paris)

Parvis de cathédrale
 Hors du temps
Fantômes errants 
Notes de cristal
Vibre un requiem
Mémoire du passé
Affres d'antan
Intacte la douleur
Si vive...
Ma pensée s'évade 
Vers vous
Combattants
Que Je porte en moi
Et dont le coeur bat
Pour l'Humanité.

 *****

Bien des jours ont passé 
Depuis que les lames barbares 
ont tranché le fil ténu des vies
des Grecs, des Arméniens, ...
Mais aujourd'hui, pourtant 
leurs survivants autour du monde
 gardent intact le souvenir des ombres 
et le devoir sacré qui toujours leur incombe.
 C'est l'étendard d'un espoir infaillible 
qu'ils portent coûte que coûte 
et s'il le faut même
 jusqu'à la fin des temps.
 C'est d'un même coeur, d'un même élan
qu'ils se dressent sans peur
 face à leur bourreau :

"Mettez-vous à genoux
et demandez pardon !"

Dzovinar - (24 avril 2007)

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dimanche 22 avril 2012

Carte du génocide - Nikos Lygeros




Discours de Nikos Lygeros à l'occasion de la Commémoration du Génocide
des Arméniens par la Turquie en 1915
Musée de la guerre, Athènes, le dimanche 22 avril 2012



Carte du génocide


Si tu regardes simplement

la carte du génocide

des Arméniens

tu comprendras immédiatement

ce que signifie un système

qui élimine les gens.

Rien n'est aléatoire

tout a été organisé

et même maintenant

on ne doit pas admettre

leur barbarie.

Mais toi que fais-tu ?


Nikos Lygeros

(traduit du grec par A-M Bras)




*****

GENOCIDE DES ARMENIENS - Notre "24 avril" - Michalis Charalambadis (traduction Nikos Lygeros)


Le 19 Mai en tant que jour de mémoire de tous les peuples contre le racisme.

Michalis Charalambidis
(traduit du grec par Nikos lygeros)

Chers amis,

Votre invitation me donne encore une fois l’occasion d’exprimer mes sentiments les plus chaleureux et mon admiration envers le peuple arménien combatif et digne et ses dirigeants spirituels. Cela constitue la plus profonde conviction, que s’il n’existait pas des Arméniens écrivains et intellectuels, alors dans le monde, aurait dominé la version kémaliste et raciste de l’histoire de notre région. En cela, les dirigeants grecs analogues se sont révélés petits et complexés. Je suis heureux que nous ayons en Grèce, en particulier à Niceée, à Kokkinia, un représentant de ces écrivains, Peter Balakian.

Le 19 mai c’est notre 24 avril, notre jour de Mémoire, le jour de la victoire de Dighénis sur Charon. Telle est la raison de mon absence physique à votre manifestation. En raison, de mes contraintes dans des manifestations parallèles des Pontiques.

Je considère, cependant, que c’est le moment de vous faire ma proposition que j’ai mentionnée pour la première fois au colloque international à Berlin en Avril 2002.

J’ai toujours soutenu, que le génocide des Arméniens, le combat des Arméniens pour leur dignité a mis en place le génocide des Pontiques. Le génocide des Pontiques a aidé le génocide des Ioniens, de Smyrne. Le réveil des Assyriens ouvre leur retour dans l’histoire. Le peuple kurde, avec le combat et la vision autocritique de l’histoire, dans son drame contemporain, décrit son propre sphère. Tous les peuples ont un Jour de Mémoire de leur Génocide.

Je crois, cependant, que le moment est venu de passer du niveau national un cercle collectif supranational et périphérique, tous les peuples l’ensemble de l’Olympe à l’Ararat.

Cela constitue un devoir envers nos morts, envers les vivants, envers l’humanité, de présenter à l’histoire, Kémal sous sa véritable identité. En tant que massacreur des peuples, fondateur de l’idéologie de la mort, du génocide et du racisme dans la région.

Une grande avancée collective pour remplir ce devoir humain, c’est l’institution du 19 mai comme Jour de Mémoire Nationale à l’encontre du racisme de tous les peuples, des mouvements politiques et des assemblées des pays libres.

Le 19 mai 1919 - jour d’arrivée de Kémal à Samsoun – c’est le début d’un nouveau cycle du génocide contre tous les peuples et non seulement des Pontiques. C’est, avant tout, le commencement de la fondation théorique, civile et raciste, du système kémaliste qui bafoue depuis des décennies, les peuples, les hommes, les lieux et les civilisations.

Comme les peuples européens, mais aussi les Juifs et les Tziganes, ont connu la violence raciste sous la forme du nazisme, nos peuples ont connu et connaissent la violence raciste sous la forme du kémalisme. Les pays européens ont désigné leur Jour de Mémoire commun contre le racisme avec commencement la violence nazie. Nous devons désigner notre Jour de Mémoire avec pour commencement la violence kémaliste.

Kémal était l’Hitler de nos peuples, le précurseur d’Hitler. Les peuples européens mais aussi le peuple juif, comme le peuple d’Israël, doivent dire qu’Hitler était notre Kémal.

Voilà, je crois, le chemin de l’histoire. Le chemin d’un nouvel humanisme et pacifisme. La victoire de l’idéologie de la vie sur celle de la mort.

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jeudi 19 avril 2012

Robert Doisneau aurait eu cent ans ...

HOMMAGE à ROBERT DOISNEAU
(14 avril 1912 - 1 Avril 1994)

Au cours d'une exposition à Gentilly que cette ville, dont il était originaire, lui a consacrée le 5 avril 2012,
rencontre  avec Robert Doisneau dont je ne
connaissais que le travail de photographe de notoriété internationale, notoriété dont il s'étonnait toujours ... 

 Mais cette circonstance fut pour moi l'occasion de
 découvrir un homme d'une nature simple et généreuse 
 et qui reste aujourd'hui, toujours aussi vivant dans le coeur
de tous ceux qui l'ont connu.
Glanés au fil de reportages, d'articles de journaux, 
ces titres résument en quelques mots qui était
Robert Doisneau l'humaniste
 "Le chiffonnier des temps perdus", "Le magicien",
 "L'homme qui aimait les gens" ... 







(Préparation du reportage filmé)


DOISNEAU et ...

 l'humour

 le bonheur

 l'insouciance

la  malice

 la nostalgie


Doisneau et les rencontres






Doisneau l'humaniste

Doisneau et l'avenir 


Ce qu'il dit :


 Photos : je photographie par refus de mourir.
 Je trouve inconcevable l'idée de la mort. 


Photos de nus : C'est pas mon truc. Moi, je travaille dans la rue, et dans la rue j'ai rarement rencontré des gens complètement nus. 


Une belle photo : Personne n'a inventé la recette pour réussir 
les lois de l'émotion. 


La photo impossible : ça arrive quand la grosse mistoufle te tombe sur le poil. T'es plus disponible. T'es écrasé. Alors là, tu portes un costard de plomb. 


La photo fabriquée : Bien sûr que je les fabrique, mes photos. Le fait de choisir un instant, un lieu, c'est fabriquer. C'est la preuve de l'existence de Dieu ou du Diable ; aidée par le hasard.


 La photo d'aujourd'hui : Elle est totalement glaciale !
 Elle est théorique. 


La photo de demain : S'il vous plaît, non ! Qu'est-ce que je vous ai fait ?


(Extraits de confidences - Vie Ouvrière du 14 avril 1994


Ce qu'on dit de lui :


 Doisneau, l'humour, la gentillesse,
 la générosité


 "Je me souviens de ses yeux pleins de malice ...
J'avais l'impression qu'il me détaillait
comme s'il me photographiait avec ses yeux ..."


 "Il  n'y avait rien d'exceptionnel avec Doisneau.
Je n'étais pas un proche.
Il est juste venu déjeuner à la maison.
Il nous a juste pris en photo."


 "Mon père me racontait toujours la question
qu'il avait posée à Monsieur Doisneau :
- Que faut-il faire pour réussir de bonnes photos ?
- Eh bien ... Avoir de bonnes chaussures !!"


(extraits du catalogue "Les Gentilléens fêtent les
100 ans de Monsieur Doisneau" 


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mercredi 18 avril 2012

REGARDS SUR PARIS ...

à Paris, ah !



Les chalands, lents,
sur le lit tranquille de la Seine 
 s'étirent paresseux



Notre-Dame, sereine aujourd'hui, 
elle en a tant vu 
domine l'histoire des hommes
et de leurs incessantes folies




La Tour Eiffel "comme une reine ..."
dit le poète



La fontaine St Michel attire le regard
 dès que l'on sort de la bouche du métro
de la station du même nom



Non loin un vaste espace propice
aux artistes en tout genre
qui exploitent à fond
l'occasion d'amasser autour d'eux
les éternels badauds parisiens
qui n'en loupent pas une !





Dès que l'on traverse la rue, on arrive sur les quais
où, depuis toujours, viennent flâner 
les amateurs de livres d'occasion :
on y fait parfois des découvertes - le livre
la gravure - que l'on n'espérait plus trouver ...




Cela fait des années qu'il est là, dés que le temps
est au beau, qu'un rayon de soleil se pointe 
et vient caresser timidement
les livres écornés, les gravures coquines,
les affiches d'antan 



 Alors, impératif, un désir de rêver vous gagne
et le regard se perd sur les rives immuables
du fleuve éternel ...









Un dernier regard sur la Fontaine St Michel - où
l'on aime se donner rendez-vous - avant
d'aller vers d'autres rencontres




La Sorbonne, lieu de culture


http://fr.wikipedia.org/wiki/Sorbonne



tout près, les cafés et leur terrasse toujours animés 
ici, un étudiant relit ses notes,




là, une inconnue attend en buvant un verre ...  




Comme des enfants
on ne se lasse pas 
de contempler les fascinants
jets d'eau


*****


 Oubliée la rêverie ! Nous voici dans l'univers des affaires :
Le CNIT de la Défense


(Centre des nouvelles industries et technologies)


http://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_des_nouvelles_industries_et_technologies




Béton et verre pour une architecture élégante



Centre commercial Les Quatre Temps situé de l'autre côté 
du Parvis de la Défense



L'Arche de la Fraternité 
communément appelée Arche de la Défense
ou encore La Grande Arche



A l'intérieur, un grand patio central
cerné de magasins de luxe
au-dessus desquels s'étagent
les bureaux de divers organismes d'affaires.
Ici, circule tout le jour une
faune bcbg, masculine surtout, dont les accessoires,
 sacs à l'épaule  ou attachés cases montrent bien
qu'on n'est pas là pour rigoler !








Dans les étages, à l'entrée des halls qui desservent
les bureaux, des machines à café-thé-chocolat
sont mises à la disposition de tous, gracieusement.
Dans le patio, où sont les cafés, ou les bars-restaurants,  la
gratuité n'est plus de mise ...



Un centre des congrès est construit en sous-sol
avec deux amphithéâtres de référence
Goethe et Léonard de Vinci


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A bientôt pour d'autres découvertes ...