lundi 18 mars 2013

LE KHATCHKAR - EMBLEME DE L'ARMENIE

https://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&NR=1&v=-MpaUT1dCBs


Artak Hambartzumyan perpétue l'art original ancestral
qu'est le khatchkar 



http://khachkar-art.do.am/


LE KHATCHKAR - EMBLEME DE L'ARMENIE

Khatchkar siroun khatch (« belle croix ») - XIIe siècle, non loin de 
Dsegh (communauté rurale du marz de Lorri en Arménie)


                                            L’art des croix de pierre arméniennes.
                                       Symbolisme et savoir-faire des Khachkars *

                                                   UNESCO logo.svgPatrimoine culturel immatériel
de l’humanité


Ces pierres-croix se comptent par milliers, sans que l'on puisse en trouver deux identiques. Les plus anciens spécimens remontent au IXe siècle. S'ornant au début d'une simple croix fleurie sur une plaque au contour arqué ou ovale, les khatchkars ont vu au XIe siècle leurs décors s'enrichir et leurs bords s'orner d'une bande rectiligne délimitant un cadre quadrangulaire.


Khatchkar "archaïque" à triple croix (Noradouz-Sevan)
*Un khatchkarkhachkar ou xač‘k‘ar (en arménien խաչքար, « pierre à croix », prononcé [χɑtʃkɑɹ]) est une « stèle de forme arquée ou rectangulaire sculptée d'une ou de plusieurs croix accompagnée souvent d'un décor ornemental, parfois de figures humaines et d'inscriptions ». Spécificité de l'art arménien, il était autrefois présent sur tout le territoire de l'Arménie historique et est aujourd'hui particulièrement préservé en Arménie.
Dressées, encastrées, rupestres  ou en chapelle, ces œuvres, mesurant généralement d'1,5 à 2 m de hauteur, de 0,5 à 1,5 m de largeur et de 10 à 30 cm d'épaisseur, ont une fonction soit votive, soit commémorative, soit apotropaïque ; elles constituent parfois des « cimetières de khatchkars », comme à Noradouz ou, avant sa destruction par les azéris***, à Djoulfa. Elles incarnent la christologie de  l'Église apostolique arménienne, en ce qu'elles ne représentent pas la mort du Christ mais sa nature divine, en un arbre de vie.

L'histoire de l'art des khatchkars est généralement divisée en quatre périodes : la période des origines, incertaines, du IVe  au IXe siècle, celle de la création et de la formulation, du IXe au XIe siècle, celle de l'achèvement et de la perfection, du XIIe au XIIIe siècle, et enfin la période finale, du XIVe au XVIIe(voire XVIIIe ) siècle. Malgré un renouveau dans les années 1960, les khatchkars modernes ne rivalisent pas avec les khatchkars classiques. Depuis le 17 novembre 2010, « l’art des croix de pierre arméniennes. Symbolisme et savoir-faire des Khachkars » figure sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO.

***L' Azerbaïdjan voulant ainsi accréditer sa thèse selon laquelle, il N'Y A JAMAIS EU D'ARMENIENS SUR CETTE TERRE : Le cimetière de Djoulfa ou  Djougha (en arménien Ջուղայի գերեզման) était un cimetière arménien situé à  l'ouest de la ville de Djoulfa en République du Nakhitchevan en Azerbaïdjan, sur la frontière avec l'Iran. Ce cimetière était le plus grand cimetière de khatchkars de l'Arménie historique (10 000 exemplaires au début du XXe siècle, 3 000 avant sa destruction). La plupart des khatchkars, en tuf rouge, hauts et étroits, datait de la fin du  XVIe siècle au début du XVIIe  siècle et était le produit d'une école spécifique. Le cimetière fut entièrement détruit par l'Azerbaïdjan de 1998 à 2005.


Khatchkar Amenap‘erkič‘, 1273,
 galerie du monastère de Haghpat

Le type "classique" : croix sur gros cercle, à abondant décor végétal et larges bandes d'entrelacs fouillés, avec à son sommet une corniche de protection, se constitue à partir de la fin du XIIème siècle et donne ses plus brillantes productions, véritables dentelles de pierre au XIIIème siècle.


Khatchkar du monastère de Noravank,
 sculpté en 1308 par Momik, préservé à Etchmiadzin.

Khatchkar (996) provenant de NoradouzEtchmiadzin.

Khatchkars anciens (voir en particulier celui de droite), 
devant le Séminaire théologique Gevorkian, Etchmiadzin

Khatchkar du XIe-XIIIe siècle
 (Ketcharis-Hrazdan)
   
Khatchkar dressé sur piédestal,
du XIIIe siècle, gavit, monastère de Sanahin













Chapelle-khatchkar,
 XIIIe siècleByurakan (Atavazik)

Selon les mots de Jean-Pierre Mahé
(Orientaliste français, philologue et historien du Caucase, spécialiste des études arméniennes.)

http://seance-cinq-academies-2012.institut-de-france.fr/jean-pierre-mahe 

« La croix figure les arbres fabuleux du paradis, l'arbre de vie et l'arbre de science, à quoi voulut goûter Adam, mais aussi le trône très glorieux où le Christ, nouvel Adam, fut élevé et suspendu comme fruit de la connaissance du Père. Les racines de cet arbre ne sont pas figées dans la terre, elles remontent au contraire vers le ciel, elles se chargent de grappes de raisin et de grenades, fruit eucharistique et gage d'immortalité. »


Art sublimé d'une dentelle sur pierre ...

( Partiellement : Source http://fr.wikipedia.org/wiki/Khatchkar)

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