mercredi 30 avril 2014

dimanche 27 avril 2014

Bassam Tahhan


Bassam Tahhan sur la libération des journalistes français et la sit..

L'Agence Info Libre est allée à la rencontre de Bassam Tahhan, franco-syrien et intervenant régulier sur les chaînes mainstreams et sur internet au sujet du conflit syrien. Aujourd'hui, nous avons souhaité avoir son avis sur la libération des quatre journalistes français qui a eu lieu le 19 Avril dernier.



                                                 *******





INTERVIEW DE BASSAM TAHHAN A PROPOS DES "CONDOLEANCES" de la Turquie

https://www.youtube.com/watch?v=ppxVZpoL7a8&feature=share


I
interview de BASSAM TAHHAN réalisée à Paris, le 24 avril 2014 - jour de commémoration du 99e anniversaire du génocide des arméniens.
Dans un communiqué, le Premier ministre turc a présenté ce jeudi 24 avril 2014 les condoléances de la Turquie "aux petits-enfants des Arméniens tués en 1915".

Le chef de gouvernement turc s'exprime pour la première fois aussi ouvertement sur ce drame survenu entre 1915 et 1917, aux dernières années de l'empire ottoman et qui est reconnu comme un génocide par de nombreux pays, mais pas par la Turquie.

François Hollande a affirmé  que les condoléances du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, 99 ans après le génocide des arméniens, constituaient «une évolution» mais ne pouvaient «pas suffire». «C'est un mot qu'il faut entendre mais qui ne peut pas encore suffire», a déclaré François Hollande


Au nom de tous les miens, pardon Monsieur Erdogan !" - Denis Donikian



Denis Donikian (Salon du Livre - Chambéry - 25 mai 2013)

Nous republions ici un texte paru sur le site Yevrobatsi.org le 15 avril 2005, et ici même en janvier 2012, pour montrer la continuité inflexible du négationnisme dans lequel s’enferre la Turquie.

Le lundi 11 avril 2005, lors de sa visite officielle en Norvège, M. Erdogan avait déclaré : " Il appartient aux Arméniens de faire des excuses à la Turquie suite à leurs allégations erronées de génocide pendant la première guerre mondiale ". Et voici qu’à la veille du 24 avril 2013, c’est lui qui fait des excuses en bottant en touches. . D’aucuns trouveront un progrès. Alors qu’en réalité, rien n’a changé dans ce discours depuis qu’Erdogan est au pouvoir.

Et voici notre réponse de 2005 :

*
Ces enfants arméniens qu’on enterra vivants pas centaines remuent encore sous la terre autour de Diarbékir pour vous demander pardon. Ces déportés torturés par la soif que vos gendarmes attachaient face aux rivières ou promenaient le long des fleuves en leur défendant d’approcher ne sauraient faire moins eux aussi que d’implorer votre grâce. Au nom de ceux qui se sont jetés dans les flots pour s’y noyer en apaisant leur soif ou de ceux qu’on fit boire aux rivières souillées par des cadavres arméniens, je vous demande pardon.

 " Pardon " auraient dit ces enfants arméniens, sans père ni mère, qu’on vendait pour deux médjidiés, soit 1,20 euro, sur les marchés d’Istanbul, capitale ottomane. Ces filles qu’on passait aux soldats vous demandent elles aussi pardon d’avoir été violées ou d’avoir peuplé les harems de vos pères. On aurait pu aussi exiger de Madame Terzibachian d’Erzeroum de vous demander pardon pour avoir témoigné au procès Tehlirian en racontant comment à Malatia les femmes virent leurs époux tués à coups de hache avant d’être poussés dans l’eau et comment leurs bourreaux vinrent choisir les plus belles, transperçant de leur baïonnette celles qui s’y refusaient. Mais Madame Terzibachian n’étant probablement plus de ce monde, je vous demande pardon à sa place d’avoir porté l’accusation contre le soldat qui trancha la tête de son propre frère sous les yeux de sa mère aussitôt foudroyée, et qui jeta son enfant pour la seule raison qu’elle le repoussait.

 Pardon de vous avoir offensé au nom des Arméniennes de Mardin dont on déshonora les cadavres encore frais. Les Arméniens qu’on jeta par centaines dans les gorges du lac de Goeljuk, non loin de Kharpout, selon ce que le consul américain nous en a rapporté, s’excusent par ma bouche d’avoir porté atteinte à votre honneur que leur mort accuse les Turcs de les avoir acculés dans une nasse avant de les égorger. Je vous fais grâce de ces restes humains qu’on dépouilla de tout, de leurs maisons, de leurs biens, de leurs vêtements, de leurs enfants, et ces enfants de leurs propres parents, de leur innocence, de leur virginité, de leur religion, de l’eau qu’on boit quand on a soif, du pain quand on a faim, de leur vie autant que de leur mort, de leur paysage familier et de la terre de leurs ancêtres…

 De tous ces gens me voici leur porte-parole, ils parlent en moi, je les entends agoniser dans mon propre corps, pour vous demander pardon d’avoir existé, pardon d’avoir été trompés, turcisés, torturés, ferrés comme des chevaux, violés, égorgés, éviscérés, démembrés, dépecés, brûlés vifs, noyés en pleine mer, asphyxiés, pour tout dire déshumanisés… Car vous n’êtes en rien responsable des malheurs absolus que vos frères inhumains firent subir aux nôtres, frères humains trahis dans leur humanité. Non, l’histoire de vos pères n’est pas votre histoire. L’histoire de la Turquie ne naît pas sur ces champs de cadavres arméniens. Et pourquoi donc supporteriez-vous les péchés de vos pères ? Qui oserait vous faire croire que ces maisons désertées par les Arméniens ont été aussitôt habitées par les vôtres ? Que des villages entiers, vidés de leurs habitants naturels, ont été occupés par les vôtres, au nom d’une légitimité illégitime ? Que la ville de Bursa comptait 77 000 Arméniens durant la période ottomane, plus que deux au premier recensement ? Que les richesses de ces Arméniens pourchassés, déportés, anéantis aient nourri ces prédateurs qui furent d’une génération dont vous ne fûtes nullement engendré, Monsieur Erdogan. Il faut que les Arméniens s’excusent d’avoir été là où vous n’étiez pas encore. Qu’ils s’excusent d’avoir proclamé depuis 90 ans, d’une manière ou d’une autre, par des livres ou de vive voix, par leur mort sur les chemins du désert ou leur vie dispersée aux quatre coins du monde, que le génocide arménien est et sera toujours le fond noir de l’identité turque.

Armenian Genocide Song, 24 april 1915 "Սուրբերու Աչքեր"



Armenian Genocide Song, 24 april 1915 "Սուրբերու Աչքեր"

"Regard des Saints"


Au Mémorial du Génocide des Arméniens - Yerevan (Arménie)

vendredi 25 avril 2014

A toi mon jeune frère turc. - Henri Aram hairabédian

Zarhoui Haïrabédian fumant sa pipe de bronze, à Bordeaux. (vers 1948)
(Grand-mère de l'auteur)

L’être impossible
Lettre ouverte à mon jeune frère turc
Henri Aram hairabédian

                              A toi mon jeune frère turc.

Ton prénom c’est  Evren, Feythi ou Yelda,
Es-tu garçon ou fille ?
Je ne sais pas.
Mais il faut que je te livre un secret
à quelques temps d’un triste anniversaire :

Je ne t’en veux pas.

On veut te faire croire que nous sommes ennemis.
Depuis cent ans est-ce encore possible ?

Mon grand père s’appelait Dikran et ma grand-mère Zarhouï.
C’était des arméniens.
L’un a eu la tête sciée, l’autre a marché,
Le long chemin de Samssoun jusqu’en France ;
Elle tenait par la main, un enfant de ton âge.
 Aram

Ce fut mon père.
S’il te plait écoute un peu.
Nous avons grandi toi et moi, par l’amour de nos parents,
La présence de nos amis.
Dans la lumière de nos jours et nos nuits.
Par la force tendre de nos frères et de nos sœurs.
 En dépit de nos chagrins, de nos disputes, de nos rancœurs.
De nos souvenirs.
Vécus, tremblés, transmis.

Mon chemin de lutte s’épuise enfin.
J’ai déchiré le plan des bombes, j’ai brisé mon couteau,
Je ne veux plus ni poudre ni balles.
Ne te réjoui pas trop. Ecoute encore un peu.
J’ai  tenté  faire entendre, de mille manières,
D’abord avec la bonté ancestrale des miens, et puis par le fer et le feu,
 La reconnaissance d’un seul mot,
Parce qu’il contient l’histoire de nos deux peuples.
 Génocide.

On te dit  c’est un mensonge.
Tu n’as même pas le droit de prononcer le mot.
« Ils » demandent des preuves.
Puisqu’il est vain de te faire voir encore, les hideurs commises
Par tes ancêtres, torturant encore les miens,
Je n’ai plus d’autres témoignages à t’apporter que moi.

Oui, moi.

Ecoute encore un peu.
Pourquoi suis-je ici et toi là-bas ?
Pourquoi ce demi-peuple, éparpillé de part le monde ?
Si loin des siens restés sans sépulture.
Ce fut l’exode.

Entends le vent ce soir.
Il porte encore le souffle de nos doudouks, et les larmes de nos mères.
Leurs voix sont immortelles.
Regarde par les monts et les plaines, d’Adana à Erzeroum,
Et de Trébizonde à Deïr-ez-Zor ce qu’il reste de nos empreintes,
De nos monastères, nos églises et nos villages.
Ces pierres sont elles tombées du ciel ?
Non !
Elles sont le témoignage d’une foi et d’un génie humain.
De tout un peuple.

Ne t’en va pas, attends, j’ai presque fini.

Mon frère  turc,
Une dernière chose.
Je voudrais puisqu’il est encore temps,
Pouvoir te serrer dans mes bras.
Sache bien que certains des miens,
Pour cette idée vont me traiter de renégat.
Je m’en moque.
Ce qui m’importe,

C’est toi.

Mais il faut que les puissants qui t’obligent,
Soient persuadés, qu’ils peuvent devenir plus grands encore
Qu’ils ne sont déjà, en demandant pardon
Pour ce qu’ils ne sont pas.
Il leur reste, une date, une chance ;

24 Avril 2015
Un siècle exactement après le premier génocide du vingtième siècle .

Imagine un instant tout que nous pourrons partager alors.
Le même pain, le même vin et l’espérance pour demain.
Je vais continuer jusqu’à mon dernier souffle,
 A préserver ma mémoire ;
N’en déplaise aux hommes à genoux.
                         A toi de voir maintenant, qu’elle est ta place là.
Je voudrais tant te voir debout.
Vertical comme une main ouverte, dans l’honneur retrouvé.
J’ai confiance.
C’est mon devoir d’homme.
Il peut être le tien.
A bientôt, mon frère.
  

                                                                      nb/
 Je t’ai vu l’autre jour désirer être libre.
Ils t’ont frappé. Je les reconnais bien là.
Tu ne faisais que crier,
Ce qu’on l’on grave ici dans les cœurs et les pierres :
  
Liberté
Egalité
Fraternité.

Henri Aram Hairabédian
Janvier 2014

« Ami dit l’enfant grec, dit l’enfant aux yeux bleus, je veux de la poudre et des balles »
Victor Hugo, Les Orientales.

(Extrait de "La clarté sombre des réverbères" Jacques Flament éditions)

*****
http://dzovinar.blogspot.fr/2013/02/victor-hugo-faisait-il-aussi-de-la.html

jeudi 24 avril 2014

Secret de famille



Les mots flottaient dans l'air,
parvenaient à nos oreilles enfantines
*"tchart"  *"espanetsin"
lors de ces conciliabules entre adultes
 échangés certains soirs à voix basse
 dont nous étions exclus ...
Les années ont succédé aux années
sans que rien ne vienne assombrir
notre univers  ...
Puis nous avons grandi
 Et le mot génocide entra dans
notre vie, notre vocabulaire
les commémorations prirent un sens
sans que les événements, pourtant,
 qui en étaient l'origine ne nous soient connus.
Nos jeunes coeurs et nos esprits étaient en paix,
à l'abri du silence familiale ...
Ô  famille protectrice soucieuse de
notre bien-être, de notre quiétude
c'est aussi de notre passé, de nos racines,
dont nous nous sommes éloignés.

Après tant d'années, me voici dépositaire
d'une mémoire familiale en deuil
mais dont je sais si peu de choses
J'aurais voulu tout connaître de vous
de vos déchirures et de vos 
renoncements.
Mais aucun document - comment
est-ce possible - ne m'ont été transmis.
Ont-ils jamais existé ?
Hier, 
hier seulement,
une cousine et amie d'enfance
m'apprit, incidemment,
 le nom de la jeune fille
que fut ma grand-mère paternelle :
elle se nommait Marguerite Nadjarian ...

C'est cela aussi un génocide

Dzovinar

*tchart : massacre (découper)
* espanetsin : ont massacré (tué)

lundi 21 avril 2014

"Lemkin et le paradigme du génocide des Arméniens."



Conférence par Nikos Lygeros (vidéos de la conférence)

18 avril 2014, 68 avenue Marcel Cerdan, 69100, Villeurbanne

"Lemkin et le paradigme du génocide des Arméniens."

dimanche 20 avril 2014

Leurre


Enfant, innocent,
nos rêves sont notre univers
si réel, car l'imagination
est forte
on peut croire en tout
tout ce en quoi ceux que l'on aime
nous disent qu'il faut croire ...
Il n'y a pas à réfléchir
seulement à se laisser porter.
L'enfance passe avec les premiers
coups de la vie
 - la vraie vie
Et le regard qu'on portait
sur les êtres et les choses
lentement se modifie
On aime toujours 
avec la même ferveur
ceux qui nous ont élevés et aimés
mais l'on comprend 
qu'ils ne savent pas tout
que les valeurs qu'ils nous ont transmises
 leurs certitudes
ne résistent pas toujours aux assauts 
d'un monde que l'on découvre sans foi ni loi.
Et toute la croyance dans un ailleurs
ô combien parfait
lieu de repos éternel
s'écroule comme château de cartes.
 On est seul face à soi-même
Un seul recours possible
sa propre force
qu'il faut accroître sans cesse
pour ne pas laisser sombrer son âme
dans les flots de l'amertume
des espoirs déçus
des rêves perdus
Rester debout quand même
en sachant bien
que le long chemin
que chaque rencontre enrichit
qui permet de donner sens à notre vie
est le seul trésor qui nous soit offert
 tant que nous vivons. 
Sans garantie.

Dzovinar




vendredi 18 avril 2014

Parfum volé


Ce parfum...
Dans cette rue ...
C'était comme un appel
impérieux
j'ai levé la tête surprise
et là
débordant comme une explosion
au-dessus d'un mur lépreux
les fleurs odorantes
d'un seringat voluptueux
éclaboussaient l'air et le ciel.
Trop haut le mur
inaccessibles les branches
Je cherchais du regard 
un appui, une aide ...
Et puis une voix
"attendez, je vais en cueillir une branche "
cela ne se fait pas
mais nous l'avons fait !
Voleurs de seringat !
Une petite branche, si petite ...
Dans le vase,
les fleurs répandent sans vergogne
 insolent
leur parfum suave
 ravissent mon regard et mon coeur ...
embellissent le jour pour un instant
Petit bonheur ? Peut-être
mais bonheur quand même.
Je ne regrette rien.
Dzovinar



mercredi 9 avril 2014

"Le monde de Vincent" - Alexandroupolis (Grèce)

C'était en 2009 ... A Alexandroupolis


 Pour l'exposition des toiles de Nikos Lygeros
"Le monde de Vincent"
précédée d'une conférence sur Vincent van Gogh

Une belle occasion pour moi de découvrir cette ville de Grèce
dont je suis revenue le coeur plein de toute l'amitié que j'ai reçue en cette circonstance de "l'équipe grecque" du maître et dont je garde encore le souvenir ému...

- Je voudrais un café s'il vous plaît
- french coffee ?
- Pourquoi, vous avez d'autres choix ?
La jeune barmaid de la taverne grecque, derrière son bar, me désigne une boîte de Nescafé ..
- No, no, yes french coffee
Elle sert le café qui s'écoule d'une cafetière
- Je cherche le "Musée d'Histoire "... (je sors mon plan d'Alexandroupolis) vous voyez, à l'hôtel on a marqué d'une croix l'emplacement du musée ... mais c'est trop imprécis ! Vous comprenez ? ça fait une heure que je cherche, questionne des passants, personne ne peut me dire où il se trouve !
Elle réfléchit, appelle l'autre serveuse et lui dit quelque chose en grec. La petite sort en courant puis revient au bout de quelques minutes. Explications entre elles. La barmaid me fait signe de la suivre dehors et m'indique la rue, là, à gauche, puis tout droit et je comprends qu'ainsi  je serai  en vue du musée.
Rassurée, je bois mon café copieusement servi dans une grande, haute, tasse de porcelaine. Elle a aussi posé un verre et une petite bouteille d'eau sur la table. Ce qui me fait sourire car je n'en avais pas fait la commande.
Prête à partir je fais signe à ma charmante barmaid "la note". Elle répond d'un geste de la main "non". Elle n'a pas compris : j'insiste, je voudrais vous payer ... elle confirme : non, non ...
Et je sais alors qu'elle m'offre ce café ! Etonnée, prise au dépourvu, je reste muette, émue et  muette ; elle rit de mon étonnement. L'hospitalité grecque ... Alors en quittant la taverne, de loin, du creux de ma main, je souffle un baiser vers elle.

Je n'ai pas trouvé de musée là où ses explications m'envoyaient.

Mais la providence veillait et j'ai croisé une femme qui parlait français et qui me conduisit jusqu'au musée ... qui était quasiment en face de la taverne où l'on m'avait si gentiment reçue !

Je suis rentrée à l'hôtel le coeur léger : la conférence de Nikos était prévue pour le lendemain : je serai sur place à l'heure dite.

La façade de verre du Musée laisse voir la salle d'exposition où se tiendra aussi la conférence. Je suis en avance sur l'horaire, et la salle largement éclairée m'attire comme une mouche par un pot de miel. Le nez collé à la vitre, les tableaux, taches lumineuses sur les murs blancs, accrochent aussitôt mon regard. Je les reconnais car nous  en avions eu la primeur sur le forum de Netarmenie*. Néanmoins, ainsi, elles sont bien plus vivantes, éclatantes.

Face à Nikos assis derrière un bureau, un groupe est déjà présent. Ce sont des jeunes gens dont certains constituent son "équipe grecque". Je l'apprends lorsque Nikos m'apercevant, se lève pour m'accueillir chaleureusement puis me présente chacun d'entre eux avec beaucoup d'humour et de bonne humeur. Le sentiment que j'ai éprouvé alors, pendant un instant, doit ressembler à celui que ressent un personnage très important à qui on fait les honneurs !

Maria et Sani membres de "l'équipe grecque"

Avant la conférence : cours de diction
Lecture sous le regard attentif du professeur, d'un poème consacré à Vincent van Gogh (Metteur en scène et auteur, Nikos s'intéresse de près au théâtre et ne rate jamais une occasion d'en partager l'enseignement)

La salle s'est remplie et c'est tout à loisir que j'ai observé l'intérêt soutenu que soulevait  la conférence sur le thème  "Vincent van Gogh" appuyée avec quel talent par les représentations picturales réalisées par Nikos : "Ce sont des tableaux qu'il faut toucher, au contraire de ce qui se pratique habituellement" m'avait dit Nikos. "C'est aussi par une sensation tactile qu'on peut en prendre connaissance".



 


quelques-un des tableaux parmi la cinquantaine exposée

 Devant "mon" tableau (un de ceux que j'aime plus particulièrement)

- Nikos, vas-tu vendre ces tableaux ?
- Non, ils ne m'appartiennent pas.
- ???
- Ces tableaux ont été réalisés grâce à l'apport de chacun des membres du groupe : l'un a acheté les toiles, un autre
 les pinceaux, un troisième la peinture ... de sorte qu'ils sont chacun propriétaires de deux tableaux.
- C'est une bien belle démarche.
toujours présents les amis ...
Mary organisatrice de l'exposition

La conférence est terminée, la salle se vide : Mary s'approche de moi et m'apprend que nous allons tous dîner dans un restaurant arménien ; la sensation que j'éprouve depuis le début d'être sur un petit nuage s'accentue encore.

Le propriétaire du restaurant venu d'Arménie  depuis une quinzaine d'années, nous sert une cuisine typique et savoureuse. 

Une occasion pour des échanges privilégiés avec le Maître ...
... et plus personnel : anniversaire de Vicky  !

A la fin du repas, le restaurateur nous propose de nous retrouver le lendemain pour une visite à l'église arménienne dont il a les clés, et qu'il ouvrira à notre intention.

 Enclavée entre de hauts immeubles, l'église arménienne d'Alexandroupolis édifiée en 1845.
On  peut y voir livres et parchemins dont celui-ci datant du XVIIIe siècle env.
Nikos, Vicky sa secrétaire, et à droite, une de ses élèves
Notre ami restaurateur et Mary

 photos-souvenirs de notre passage ...

Quelques images d'Alexandroupolis cueillies au cours de  balades dont je garde intact le plaisir bienfaisant

Le phare construit par la France en 1880 lorsqu'elle participa activement à l'édification du port d'Alexandroupolis au XIXe s. en raison de l'importance stratégique que représentait sa réalisation.
 Aux aurores (10 h du matin...) il pêche des coquillages pendant que d'autres ...
... obéissent à un rituel qui ne souffre aucune dérogation : taper la belote sur les bancs du square ...
... dans lequel arbre et soldat mènent un même combat pour la liberté ...
... et qu'une pieuse femme, après sa prière devant la stèle religieuse, pourvoit aux besoins de nombreux pigeons.
Et la mer peinte au couteau ...
... offre au promeneur solitaire, à l'infini, son horizon grandiose...
Là, tout n'est qu'ordre et beauté ...

Je t'ai aimé, Alexandroupolis 
certaines de tes ruelles évoquaient l'Arménie ...
C'était en mars 2009

*******
*Netarmenie : un journal franco-arménien en ligne sur le forum duquel j'ai "rencontré" Nikos Lygeros en 2007 à la faveur de ses nombreux travaux postés à cette époque par notre amie Louise Kiffer. Ce journal a mis un terme à ses parutions depuis deux ans environ. Ce qui a motivé la création de mon propre blog ...