lundi 16 novembre 2015

Terrorisme étatique - Contre-attaque sur le fief de Daesh - N. Lygeros




Terrorisme étatique

N. Lygeros


Il ne faut pas se tromper sur les apparences lorsque nous parlons de terrorisme et surtout lorsque celui-ci revendique un statut étatique, en particulier si ce dernier est déjà capable de nettoyage ethnique, de crimes de guerre, de crimes contre l’Humanité et de génocide. Il est préférable de ne pas penser que Daech en tant que structure, provient d’une séquence aléatoire événements car la réalité est clairement différente. Il correspond à un schéma qui sans être véritablement élaboré n’en est pas moins un programme. Ainsi l’absence de stratégie dans son développement n’est que superficielle et elle est due à l’observateur et non à l’observé. En gros, la vision programmatique comporte trois étapes à savoir le harcèlement de l’ennemi via des attentats, l’administration de la sauvagerie et enfin la proclamation du califat. Cependant il existe aussi la stratégie de l’internationalisation du conflit afin de ne pas être dépendant des structures locales. Ainsi du local, nous passons d’abord à une délocalisation qui correspond à l’élargissement de la structure au voisinage mais ensuite à la création de liens topologiques à grande distance dans le but de créer un réseau plus robuste en évitant de n’être qu’une seule cible, de plus ce positionnement permet de créer des diversions qui occupent les ennemis. De cette manière, la structuration étatique gagne du temps pour établir sa loi implacable et sa propagande. Via la religiosité des masses, la religion comme ordre social et politique et une société militarisée, le terrorisme étatique cherche à se développer pour asseoir son pouvoir de manière stable. A partir de cette analyse, il est clair que tout retard en matière de réponse ne peut que faciliter cette escalade. Aussi nous savons ce que l’Humanité attend de nous.

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Contre-attaque sur le fief de Daesh

N. Lygeros


La contre-attaque française sur le fief de Daesh suite aux attentats de Paris, en raison de l’urgence de la situation, n’a pas tardé. Elle avait pour cible principale un centre décisionnel afin de mettre en avant un changement de phase dans les opérations. En effet, connaissant l’endroit où se trouvent les commanditaires, il n’est plus nécessaire de viser uniquement des camps d’entrainement ou des dépôts de munitions. C’est dans un cadre coordonné au sein même de la coalition que s’est effectué cette mission qui ne doit pas être vue comme la troisième étape d’une série d’actions mais bien comme le commencement d’une contre offensive plus globale qui ne se contentera pas d’un bombardement aérien local via des Rafales mais sera sans aucun doute soutenu par la suite par la puissance de feu associée au porte-avions Charles de Gaulle. Comme ce dernier est un bâtiment de combat de surface à propulsion nucléaire, sa présence dans la région changera la donne au moins en ce qui concerne la force de frappe française. En effet, la capacité de projection de ce porte-avions en opération extérieure dépasse la puissance de feu de l’armée de l’air. Son groupe aérien est constitué des chasseurs bombardiers Rafale Marine et Super-Etendard. Cela permet de comprendre de manière concrète que la contre-attaque lancée représente le point initial d’un changement stratégique qui a des répercussions sur le plan tactique. Il est donc évident que les attentats à Paris contrairement aux prévisions, ne sont pas la fin d’un processus d’engagement. Ainsi la politique française s’apprête à modifier sa neutralité dans le secteur car elle se rend compte qu’elle n’a plus de sens dans les circonstances actuelles et qu’il est nécessaire de prendre position le plus tôt possible.

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