mercredi 17 août 2016

DE MOSCOU A SAINT-PETERSBOURG - KIJI "LA PERLE DE LA CARELIE"


Une forte houle, sur le Lac Onega, secouait le bateau tandis que nous naviguions vers l'île de Kiji  - une surprise quand on pense que cet état de chose est réservé à la mer  et que la navigation fluviale en est exemptée!
La matinée vit le retour du soleil et c'est sous une lumière intense, que se fit la visite d'une des églises des plus surprenantes :
Le pogost de Kiji, un ensemble architectural situé sur l'île, elle-même sur le lac Onega, comprenant deux églises avec clochers datant du XVIIIe et du XIXe siècle entourées d'un mur de clôture, formant des enclos paroissiaux. (« Pogost » signifiant cimetière, enclos autour de l'église, paroisse), inscrite en 1990 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. 


Ici en réfection pour de longues années encore ...

Edifiée sur la petite île de Kiji (8 km de long sur 1,5 km de large),  l'église de la Transfiguration, dotée de 22 bulbes en bois de tremble - "Bulbe" (de Byzance) qui évoque la flamme d'un cierge - construite en 1714, suivant la technique architecturale traditionnelle des charpentiers russes en rondins de bois, donc sans clou, semble survoler les eaux redevenues tranquilles du lac. 


Les bulbes rénovés, en bois de tremble, scintillent comme or sous le soleil.

L'anecdote qui s'attache à la construction de l'église : Lorsque le charpentier Nestor acheva l'église, il dit face au lac "c'est moi qui l'ai construite et il n'y aura plus désormais une telle église" et, ce faisant, jeta sa hache dans le lac ...

Et encore : au cours d'un voyage Pierre le Grand aperçut, sur la rive du lac, des artisans se préparant à une construction ; l'empereur s'intéressa à leur travail et voulut savoir quel était le projet en cours ; les artisans répondirent que c'était l'édification d'une église. Alors l'empereur traça sur une feuille de papier le plan de l'église ... 
Mais rien dans les archives ne vient confirmer cette légende ... 

Enfin, le premier prêtre qui, en 1997,  officia à nouveau dans cette église fut le français Nicolas Ozoline... 

Et, pour la très petite histoire, c'est dans la boutique artisanale de l'île que j'ai fait l'acquisition de ma ravissante petite chouette (dont je fais collection) en ambre compacté - 10 € !


2 commentaires:

  1. Une faute de frappe m'a fait dater notre voyage en 58... c'est 98 qu'il faut lire !!!
    cet "enclos" était très émouvant...Calme, sérénité.
    je ne sais pas si aujourd'hui encore on n'a le droit de marcher que sur les passages en planches...à cause des serpents ?

    RépondreSupprimer
  2. "Ma" guide (je l'avais pour moi seule, car j'étais la seule française du groupe - ce qui montre la qualité des services, le respect des engagements, de l'agence russe) m'a informé de la présence de serpents dans les herbes en conseillant de ne pas tenter de s'éloigner des chemins tracés. Conseil que j'ai suivi à la lettre !

    RépondreSupprimer

Quelques lignes signalant votre passage me feront toujours plaisirs. Si vous n'avez pas de blog, vous pouvez néanmoins poster un commentaire en cliquant sur "Anonyme" et signer de votre nom ou d'un avatar. Amicalement,
Dzovinar