lundi 22 août 2016

DE MOSCOU A SAINT-PETERSBOURG - promenade dans la ville - Musée de l'Ermitage


Quelques images de Saint-Pétersboug

La perspective Nevski  est à Saint-Pétersbourg, ce que les Champs-Élysées sont à Paris. Des boutiques élégantes, des bâtisses coquettes et des églises historiques rythment la balade.


Le long du canal Griboedov, l’église du Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé (officiellement Résurrection-du-Sauveur), avec ses bulbes caractéristiques de l’architecture traditionnelle russe, attire immanquablement l’œil du promeneur. Bâtie à l’emplacement même où le tsar Alexandre II fut assassiné en 1881 - d’où son nom - elle ressemble étonnamment à la cathédrale Basile-le-Bienheureux située sur la place Rouge à Moscou. Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé contraste avec le style baroque ou néoclassique du centre ville. Un des édifices les plus emblématiques de la ville ! 

Statue équestre de Nicolas Ier
qui fait face à la cathédrale Saint-Isaac 
St Isaac Cath�drale, Saint Petersbug, la Russie photo

Image illustrative de l'article Église arménienne Sainte-Catherine
Église arménienne Sainte-Catherine
sur la perspective Nevski 

L'église Sainte-Catherine est une église appartenant à l'Église apostolique arménienne. 
Les premiers Arméniens arrivèrent dès la fondation de la ville en 1703. Leur paroisse est fondée en 1710. Ils se réunissent alors dans des maisons privées. Les autorités leur refusent la construction de leur église en 1714. Ce n'est que le 25 septembre 1725 qu'ils reçoivent la permission du Synode, car la demande est présentée par une trentaine de foyers. Ils construisent une petite chapelle sur l'île Vassilievski.
La Grande Catherine donne finalement en 1770 la « permission aux marchands et aux soldats arméniens de construire une église en pierre à Saint-Pétersbourg et une autre à Moscou. » Elle fait don d'une parcelle de terrain, en face du Gostiny Dvor, à l'emplacement d'anciennes petites écuries impériales donnant sur la perspective Nevski. (source Wikipedia)

Le long de la Neva


Le quai des anglais le long de la rivière Neva et en premier plan, un sphinx sur le débarcadère du quai de l''Académie des Beaux-Arts de Saint Petersbourg.



 La Cathédrale Pierre et Paul

 Construite de 1712 à 1733 sous l'empereur Pierre Ier de Russie en suivant les plans de l'architecte Domenico Trezzini en remplacement d'une église en bois. Elle est l'un des monuments les plus anciens de Saint-Pétersbourg. Au sommet de sa flèche atteignant une hauteur de 123 mètres se dresse un ange tenant une croix. Un des symboles les plus importants de Saint-Pétersbourg. 


Fidèle gardien et locataire des lieux, ce chat impassible
se laisse caresser, photographier,  sans bouger un cil, sans même un regard vers tous ceux qui s'intéressent à lui ! 












On ne trouve que rarement une chaire dans l'enceinte des églises russes, m'a-t-on dit.


C'est dans cette cathédrale que reposent tous les Tsars de Russie depuis Pierre le Grand. C'est en ce lieu que Nicolas II, sa femme et trois de leurs filles ont été enterrés le 17 juillet 1998.

En janvier 1998, la Commission d’État chargée de l'identification des restes des Romanov considérait dans une résolution que les restes retrouvés en 1991 étaient bien ceux de Nicolas II, de l'impératrice Alexandra, de trois de leurs filles (Olga, Tatiana et Anastasia), ainsi que ceux de leurs quatre derniers servants. L'enterrement des restes impériaux pouvait donc avoir lieu. Le Gouvernement russe décida de fixer les obsèques au 17 juillet 1998, 80 ans jour pour jour après le massacre d'Ekaterinbourg.

Ella Maximovna, journaliste, écrit le 6 avril 1994 dans les Izvestia: « On peut penser ce que l'on veut du règne du dernier monarque de Russie, mais il ne faut pas oublier que le massacre [du tsar et des siens], cette bacchanale de sang, a ouvert le martyrologe de millions de familles, de dizaines de millions de personnes dont on ne saura jamais où elles reposent. En enterrant la Famille impériale de Russie, c'est également à elles que nous donnerons une sépulture. »

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Nicolas II entouré de sa famille


Tombeau d'Alexandre II en jaspe vert de l'Altaï et celui de Marie de Hesse-Darmstadt   en rhodonite rose de l'Oural. Les deux tombeaux ont été sculptés chacun dans un seul bloc. Les cercueils se trouvent donc en dessous et non dedans comme les autres tombeaux.


Tous les tombeaux sont en marbre blanc avec une croix orthodoxe sur le couvercle et flanqués de quatre aigles bicéphales impériaux aux angles du tombeau s'il s'agit d'un souverain. Les autres tombeaux en sont dépourvus.



L'amirauté de Saint-Pétersbourg, construite entre 1806 et 1823, était le siège du collège amiral impérial russe. Située à l'extrémité occidentale de la Perspective Nevski, elle fait partie des monuments les plus connus de la ville.


Le croiseur Aurore, ainsi nommé en l'honneur de la frégate à voile Aurore qui se distingua lors de la bataille de Petropavlovsk pendant la guerre de Crimée (1853-1856), devient un symbole de la révolution d'Octobre en tirant à blanc un coup de canon, signal de l'attaque imminente du palais d'Hiver, siège du gouvernement provisoire, le 25 octobre 1917.



Le Palais d'Hiver depuis la Neva

Le palais d'Hiver est un palais impérial situé au cœur de Saint-Pétersbourg, construit de 1754 à 1762 à la demande de l'impératrice Élisabeth, fille de Pierre le Grand.
Catherine II (1729-1796) y ajouta une partie appelée l'Ermitage, où elle recevait des invités et collectionnait des tableaux de grands peintres ; c'est de cette partie du palais d'Hiver que vient le nom de musée de l'Ermitage.

 LE MUSEE DE L'ERMITAGE
dont je ne peux vous donner qu'un très modeste aperçu ...

Il est est l'un des plus grands musées
 au monde avec le Louvre et la National Gallery de Londres. Il occupe aujourd'hui 5 bâtiments, notamment le Palais d'Hiver construit par l'architecte Rastrelli sur ordre de Catherine II. Ses collections, soit près de 3 millions d'oeuvres allant de la Préhistoire aux temps modernes, sont exposées dans les 300 salles qui composent le musée. On peut y admirer les oeuvres des plus grands artistes de la Renaissance italienne (Léonard de Vinci, Titien, Raphael), de la peinture flamande (Rembrandt, Rubens), ainsi qu'une collection unique de peinture française (Matisse, Monet, Renoir, Cézanne, Van Gogh, Gauguin ...)

Majestueux, chargé de dorures et de colonnades, l'escalier





Parmi tant et tant d'autres lustres imposants, cette suspension en bronze
Porcelaine précieuse
Petite salle du trône
vasque en aventurine
Le portrait équestre du tsar Alexandre 1er devant Paris.






Copie d'une mosaïque découverte dans des thermes romains.
détail
Salle du Pavillon. Le paon d'or. Horloge réalisée par le joailler anglais James Cox entre 1779 et 1781. Spécialiste des automates inspirés de la production chinoise de Canton.
Bronze doré, argent et cristal.


La vidéo que l'on peut voir pour admirer le mécanisme


(Huile sur panneau transposée sur toile (49,5cm x 33 cm),
 en mauvais état et aux nombreux repeints).
La "Madone Benois" (1478) - ce petit tableau est certainement une des toutes premières œuvres (avec la Madone à l’œillet de Munich) peintes par Léonard de Vinci en tant que maître
après son départ de l’atelier de Verrocchio (1435-1488). Le tableau était considéré comme perdu quand il réapparut en 1909 à Saint-Petersbourg, propriété de l’architecte français Léon Benois, à la veuve duquel il fut acheté par le Tsar en 1914. C’est le conservateur des peintures de L’Ermitage qui en fit l’attribution, acceptée par (presque) tous de nos jours.

La Madone Litta (Léonard de Vinci)
L’œuvre est beaucoup plus plaisante que la précédente, et on retrouve en plus précis le sfumato caractéristique dans le paysage. 
Cette Vierge allaitante est toujours présentée lors des visites guidées à l’Ermitage comme une œuvre majeure de Léonard de Vinci, mais les historiens de l’art  tendent maintenant vers une attribution à un élève du maître dont le style plus sec et la recherche du fini, différaient de la manière de Léonard. La plupart des experts s’accorde toutefois à reconnaître dans la Madone Litta un dessin préparatoire de la main du Maître. 

Pêle-mêle détails, quelques tableaux et sculptures ...














*****

"Oui je t'aime, cité, création de Pierre ;
J'aime le morne aspect de ta large rivière,
J'aime tes dômes d'or où l'oiseau fait son nid,
Et tes grilles d'airain et tes quais de granit.
Mais ce qu'avant tout j'aime, ô cité d'espérance,
C'est de tes blanches nuits la molle transparence,
Qui permet, quand revient le mois heureux des fleurs,
Que l'amant puisse lire à tes douces pâleurs
Le billet attardé, que, d'une main furtive,
Traça loin de sa mère une amante craintive.
Alors, sans qu'une lampe aux mouvantes clartés,
Dispute à mon esprit ses rêves enchantés,
Par toi seule guidé, poète au cœur de flamme,
Sur le papier brûlant je verse à flots mon âme.
Et toi, pendant ce temps, crépuscule argenté,
Tu parcours sur ton char la muette cité,
Versant aux malheureux, dans ta course nocturne,
Le sommeil, doux breuvage échappé de ton urne,
Et regardant au loin, comme un rigide éclair,
L'Amirauté dressant son aiguille dans l'air.
Alors, de notre ciel par ton souffle effacée,
Vers le noir occident l'ombre semble chassée,
Et l'on voit succéder, de la main se touchant,
La pourpre de l'aurore à celle du couchant."

Alexandre Pouchkine

Le Cavalier de bronze (ou d'airain)

Traduit par Alexandre Dumas
[Extrait]

Ce long poème narratif a été inspiré à Pouchkine par la célèbre statue équestre de l'empereur Pierre le Grand, une commande de Catherine II de Russie à laquelle le sculpteur français Étienne Maurice Falconet travailla durant douze ans.  Ce monument se trouve au centre de Saint-Pétersbourg, sur la place des Décembristes (anciennement place du Sénat), à quelques pas de la Neva. Il figure l'empereur monté sur son cheval, juché lui-même sur un énorme rocher de granit.

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1 commentaire:

  1. Cette église à bulbe "choque" dans cette ville de Pierre...tant elle rappelle Moscou ! on ne la visitait pas à l'époque...

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