vendredi 27 mai 2016

Le capharnaüm - N. Lygeros


Le capharnaüm

N. Lygeros
Traduit du Grec par Lucia Santini

Le capharnaüm
était en raison de la valeur
et non du principe
une structure ouverte
capable d’évoluer
avec l’œuvre du Christ
et les actes des Apôtres
car les disciples
observaient
et suivaient
le Maître
dans les missions
de l’enseignement
en dehors de l’église
pour toucher
le peuple là où il vivait
et souffrait
sans exception
et créer
tous ensemble
la continuité
de superstructure
de l’Humanité.

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mercredi 25 mai 2016

Les petits papiers de Nadezda: Pays Moso où les femmes n'ont que des amants et pa...

Pays Moso où les femmes n'ont que des amants !


Une découverte : étonnant reportage d'une amie Nadezda que je partage avec vous !       

Les petits papiers de Nadezda: Pays Moso où les femmes n'ont que des amants et pa...: Au pied de l'Himalaya, vit le dernier peuple matriarcal : les Moso.. Cette société déclarée parfaite par l'ONU, est str...

mardi 24 mai 2016

Poètes Henri Pichette - Pascal Marguet

POÈTES 

 Henri Pichette ...

Est-ce parce que le verbe
Vous appelle à l'orée de l'aurore
Et met en lumière vos faiblesses,
Que l'on vous dit illuminés ?
Si votre devoir remis est encore hérésie,
qu'on vous reprenne
Tant est vrai que vous avez froid
Et vous comprenne. Il y avait une intention,
Pour les pauvres diables jetés dans l'hiver
de ce siècle
Et chaud
Pour les belles âmes qui s'expliquent
la damnation éternelle

Que Pégase vous soit ce cheval de labour
Pour qui chaque sillon est une règle d'or
Et que vient la rosée adoucir de ses perles.      »

1955  
    
Henri Pichette, Dents de lait dents de loup, Gallimard, 2005

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Pascal Marguet














Les Ditelis du rougegorge (Henri Pichette)

  Inspirés du chant discret du rougegorge, ces « ditelis », courts mais intenses poèmes, entre comptines et dictons, tressent une couronne de tendresse à cet oiseau de l'âme. Fruits d'une longue alchimie, ils sont l'aboutissement des recherches langagières du poète, mais aussi d'une quête spirituelle.
   

« De Jésus qui priait au jardin des Pardons, un petit oiseau s'approcha. Haut sur pattes fines comme aiguilles, la plume brunette un peu olive, l'œil rond comme un cassis, il s'en venait frisant le sol, sautillant et parfois s'arrêtant pour faire une révérence. Une brise lui avait dit que cet Homme-là était le cœur fait homme. Que voulait-il bien, ce petit passereau du monde ? Il désirait visiter le cœur du Fils. Alors souriant, Jésus lui ouvrit son cœur, et le petit oiseau entra dans la cage des côtes : il y fut pris d'amour, et battit des ailes au rythme des pulsations divines. En souvenir de cette visite, Jésus lui empreignit la lumière de son sang sur la poitrine. Désormais, l'oiseau était baptisé rougegorge.
  Chaque jour, un rougegorge témoigne discètement de cette sorte de légende sur la branche du temps.
  Qu'il en tire profit, celui qui a des oreilles pour
entendre.»

Henri Pichette, Les Ditelis du rougegorge, Gallimard, 2005 

  Ce petit livre, qu'Henri Pichette (1924-2000) a laissé avant de mourir sur sa table de travail comme un testament poétique, est issu d'un vaste projet qui occupa plus de vingt ans le poète. Il avait choisi d'entrer en silence pour « faire un grand livre avec un petit oiseau » : Le Livre populaire et savant du Rougegorge familier. Au terme d'une longue enquête bibliographique, littéraire, linguistique, éthologique ou ethnographique, lecteur assidu à la Bibliothèque nationale ou collecteur au fond des provinces de France, il accumula plusieurs mètres de dossiers passionnants sur le rougegorge. Si l'ambitieux ouvrage n'a pu voir le jour, un diamant est né, comme d'une longue alchimie poétique, dans le dépouillement et la simplicité : formes brèves que ces ditelis, à l'imitation du chant discret du rougegorge, qui tiennent souvent du dicton ou de la comptine, ciselés par un amoureux du lexique populaire. C'est aussi l'aboutissement d'une quête spirituelle qui s'exprime par la médiation de cet oiseau de l'âme, dont la gorge est tachée du sang du Christ. Comme dans la pièce de Schumann, en quelques notes rares et des silences, « le poète parle ».


A lire aussi :


Fondements stratégiques de l'analyse - Si chacun - N. Lygeros



Fondements stratégiques de l'analyse


N. Lygeros


La stratégie, c’est l’histoire du futur. 

Sans elle, l'avenir ne peut être qu'une répétition du passé.

Il faut penser le futur à l'aide de la stratégie et celle-ci doit être à long terme.

Le passé ne bute pas nécessairement sur les problèmes du présent, s'il est pensé dans un cadre diachronique.

La topostratégie permet de mettre en place des relations qui sont indépendantes des points de contact et c'est en cela qu'elle se différencie de la géostratégie.

La chronostratégie permet de développer des schémas mentaux diachroniques pour sortir des enclaves spatiales.

En stratégie, il est indispensable d'étudier d'abord le cadre, ensuite le champ, puis le champ d'action et enfin le champ de bataille.

Cette analyse permet de repérer les causes des erreurs stratégiques car elle ne se réduit pas à la tactique et l'opérationnel.

Si la meilleure défense, c’est l’attaque, comme disait Napoléon, la meilleure attaque, c’est la contre-attaque, car elle connaît les éléments de l'attaque de l'adversaire et n'est pas surprise par de nouvelles données qui étaient cachées.

Rester toujours sur la défensive finit par user toute défense, il faut une ouverture pour sauver la défense avant que celle-ci ne s'effondre sous la pression ennemie.

Il est nécessaire de réaliser que l’usure des moyens n’a pas de perspectives et ne peut mener qu'à des objectifs de courte durée dans le temps.

Dans ce nouveau cadre de réflexion, rien ne nous force à poursuivre les erreurs du passé.


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Si chacun

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras


Si chacun
tient une bougie
alors l'humanité
deviendra un phare
et pour cette raison
c’est bien
que chacun fasse attention
à ce que la bougie de l’autre
ne s’éteigne
et si cela arrive
éclaire-le
de la tienne
sans attendre
qu’il trouve la lumière
seul
dans l'obscurité
parce que personne ne
réclame de l'aide
quand il ne la voit pas
près de lui
car personne 
ne cherche 
la solution invisible
dans l'obscurité.

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dimanche 15 mai 2016

KARABAGH - Talish : Entre Survie et Destruction (Sources NAM)



Le village de Talish, situé aux environs de la ligne de contact entre Arménie-Azerbaïdjan, a eu sa part de guerre. Deux fois. Cette porte nord-est constitue une sorte de barrière humaine devant le Karabagh. Les villageois disent que la patrie commence et finit ici même.
Après la guerre de quatre jours du début du mois passé, les villageois ont été évacués, mais beaucoup des hommes de Talish et de groupes de militaires y passent la nuit, tandis que les forces armées de défense occupent la position au-dessus du village. Quelques uns des hommes sont des vétérans de la guerre de 1990-1994 qui n’a jamais été réglée mais qui a abouti à un cessez-le-feu interrompu par les récents combats.
Le printemps est revenu à Talish, mais il s’est arrêté. Des ustensiles de cuisine, des jouets et des livres sont éparpillés dans les jardins des maisons bombardées que les habitants ont laissées derrière eux à cause du cauchemar du 2 avril. Des maisons de villageois hospitaliers sont pleines et vides en même temps. Il y a de la vaisselle sur le sol, des plafonds se sont effondrés, et partout, des débris de vitres.
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Arthur Apresyan (Photo : Nazik Armenakyan/ArmeniaNow.com)
Un résident de Talish, Arthur Apresyan, a chargé quelques affaires dans sa voiture Il dit les emporter dans la capitale Stépanakert, où séjourne sa famille dans la maison d’un parent.
“ Dès que la situation sur le front se sera calmée, il n’y a pas de doute, je reviendrai. J’ai des hectares de terres, comment pourrais-je les abandonner ? C’est ici que je veux vivre et pas ailleurs. C’est la maison de mon père. Je viens juste de la reconstruire et ils l’ont détruite. C’est ici qu’est ma maison, je ne peux donc vivre nulle part ailleurs “, nous dit Apresyan, ce fermier et mécanicien de 47 ans.
Les autorités de la République du Haut-Karabagh ont mis à la disposition de certains villageois de Talish des locaux et plusieurs hôtels à Stépanakert. Certains vivent dans la maison de parents à Stépanakert, quelques uns se sont rendus chez des parents installés dans diverses villes d’Arménie.
Les 10 membres de la famille Sargsyan sont logés à l’hôtel Erévan de Stépanakert. La plus âgée, Hayka Sarsyan, est âgée de 104 ans, et le plus jeune, Hagop Sargsyan, a six mois.
“ C’est le bruit des explosions qui nous a réveillés. Nous avons d’abord pensé à un tremblement de terre. Après plusieurs explosions d’obus, nous avons appelé le chef du village qui nous a recommandé de nous réfugier au sous-sol. Après plusieurs heures, nous en sommes sortis “, dit Hasmik Sargsyan, 27 ans. “ ma mère voulait que nous sortions tous à la fois, mais j’ai objecté qu’il serait mieux de sortir l’un après l’autre, en sorte que quelques uns d’entre nous puissent survivre si un autre obus tombait à proximité. Le village était violemment bombardé. C’était un peu comme un feu d’artifice, mais avec des éclats meurtriers qui auraient pu nous tuer à tout moment “.
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Les 10 membres de la famille Sargsyan
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Les 10 membres de la famille Sargsyan
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Les 10 membres de la famille Sargsyan
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Les 10 membres de la famille Sargsyan
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Les 10 membres de la famille Sargsyan
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Les 10 membres de la famille Sargsyan
Tous les matins, à 8H30, Argin Sargsyan, la maman de la famille, se rend en bus à Talish depuis Stépanakert bus pour donner à manger aux quelques poules qui ont survécu. “Lorsque j’y suis retournée, j’ai vu que la plupart d’entre elles avaient été tuées : quelques unes seulement ont pu réchapper. Chaque fois, je retourne là-bas et je leur donne du grain, je regarde, la tristesse au cœur, ma maison, qui est cette fois encore plus endommagée que lors de la guerre précédente. Nous ne nous attendions pas à ce qu’une chose pareille arrive. Nous commencions à peine une vie agréable, et voilà ce qui est arrivé : il nous faut repartir de zéro encore une fois “ ; nous dit Angin Sargsyan, 59 ans. “ Nous y retournerons sans faute : nous n’avons aucun autre lieu pour y vivre “, ajoute-t-elle. Talish, qui est lun des plus vieux villages du Karabagh, se trouve dans la région de Martakert. Il est distant de Stépanakert de 28 kilomètres. Le village comporte des églises historiques et son histoire remonte au temps où “ les méliks “ étaient les représentants de la noblesse locale.
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Vilen Petrosyan, chef de village à Talish village (Photo : Nazik Armenakyan/ArmeniaNow.com)
Parlant de l’importance du village de Talish, au point de vue symbolique, le chef de village Vilen Petrosyan a dit : “ c’est là que je suis né, et perdre son lieu de naissance est un événement extrêmement douloureux. Peut-être ne perçoit-on pas plus la douceur de sa terre que lorsqu’on court le risque de la perdre. Aujourd’hui, nos hommes occupent les postes militaires sur la ligne de front. Nous ferons de notre mieux pour restaurer un vie normale dans le village. Ce serait à mes yeux une grande perte si je voyais rompue la chaîne de l’histoire de ce village “. Avant l’évacuation des villageois de Talish le 2 avril, 500 personnes vivaient dans les 125 maisons du village. “ Avant 1992, l’année où les villageois furent chassés de Talish, 2 284 personnes y vivaient, et lorsque plus tard les troupes de volontaires libérèrent le village, un quart seulement de ses habitants, soit 600 personnes, sont retournés dans leur patrie. Je suis un résident de Talish. J’ai été à la tête du village pendant 23 ans. Au cours de la guerre précédente, alors que le village était encore entre les mains de nos ennemis, les gars d’une escouade de guerila m’on désigé [comme chef de Talish]. C’est alors que j’ai été la première fois blessé par une mine. La seconde fois que j’ai été blessé, j’ai perdu ma jambe. En un mot, j’ai été chef de village entre ces deux guerres“, dit Petrosyan, père de deux enfants. Il dit qu’heureusement les positions du haut du village étaient fortes ; autrement, ils n’auraient pas eu le temps d’évacuer les enfants, les femmes et les personnes âgées. “ Ces jeunes de 18 ans sont encore meilleurs que nous l’espérions. Cette génération est celle de l’indépendance, du droit de vivre libres. La liberté a un prix très élevé pour nos enfants : nous-mêmes n’en bénéficions pas au temps de l’Union soviétique “, dit Petrosyan.
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Hayk Khanumyan (Photo : Nazik Armenakyan/ArmeniaNow.com)
Hayk Khanumyan, chef du Comité pour la Renaissance Nationale du Haut-Karabagh, se référant à l’importance stratégique de Talish, dit que toutes les régions du Haut-Karabagh sont importantes. Selon lui, la guerre du mois d’avril a montré que l’idée de session de territoire est une thèse très dangereuse, parce que la perte de territoire quelle qu’elle soitrend le reste du Karabagh plus vulnérable.
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Le village de Talish
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Le village de Talish
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Le village de Talish
“ Seules quelques petites positions militaires [ont été perdues], mais l’enjeu, c’était la survie physique de plusieurs centaines de personnes, celle d’un un village entier. En fait, la perte de ces positions a exposé les civils du village de Talish au feu des tireurs embusqués. Il n’y avait aucune autre alternative à la reprise de ces positions “, dit Khanumyan.
Par GAYANE MKRTCHYAN
Source : ArmeniaNow
3 mai 2016
Traduction Gilbert Béguian
Plus d’informations sur le lien plus bas.
dimanche 15 mai 2016,
Stéphane ©armenews.com

samedi 14 mai 2016

Lorsque la lumière - Sur le massacre des innocents - N. Lygeros


sur le massacre des innocents - N. Lygeros

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Lorsque la lumière

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras

Lorsque la lumière
est gravée
sur la pierre
de la justice
par les Justes
pour les innocents
c’est toujours
le résultat
d’une oeuvre
dont peu de gens
imaginent
qu’il existe
la possibilité
qu’elle soit crée
par des hommes
qui croient
en l’Humanité
même s’ils sont
complètement seuls
dans la masse
des indifférents.

*****

Sur le massacre des innocents

N. Lygeros


Il est extrêmement difficile d’imaginer et surtout de réaliser ce que signifie réellement un génocide car il est nécessaire d’avoir une vision globale et une pensée synthétique. Aussi, la plupart des gens ne sait pas comment l’appréhender et par conséquent ne peut être que persuadée par autrui. Ce point est le noyau du problème de la reconnaissance. Car comment reconnaître sans connaître ?  Même les survivants ne parviennent à connaître que de manière locale, un génocide. Alors pourquoi ne pas identifier un génocide à un massacre ? Après tout, n’est-ce pas cela que désire la propagande turque ? Seulement, la notion de génocide, introduite par Raphaël Lemkin ne saurait être réduite à cela. Un génocide est un crime contre l’humanité, mais tout crime contre l’humanité n’est pas un génocide. Pourquoi une telle volonté de différencier ces notions ? En quoi est-ce important dans le domaine du droit international et de la charte des droits de l’homme ? Quel est l’enjeu sur le plan humain ? L’apport de Raphaël Lemkin, c’est d’avoir insisté sur le fait qu’un génocide représente une destruction systématique et que dans cette expression, la caractéristique principale, c’est la systématisation de la destruction, et non la destruction elle-même. Seulement comment prendre conscience de l’importance de ce concept ?  Que signifie-t-il à l’échelle de l’innocent, à l’échelle du survivant ? Il n’a de sens, en réalité, que pour le juste. Car il s’agit d’une abduction créative, selon la terminologie d’Umberto Eco. Pour saisir cette difficulté cognitive, il suffit de se rappeler des propos d’Albert Einstein : aucun chemin ne mène de l’expérience à la théorie. Ainsi même les survivants éprouvent une difficulté à réaliser l’ensemble de la notion de génocide. Ceci les rend fragiles face aux attaques des fanatiques de l’oubli et de l’indifférence. Sans la robustesse de la connaissance, il est impossible de résister à une argumentation rhétorique. Les survivants sont des martyrs et des témoins. Seulement dans ces deux cas, ils sont rendus muets par la puissance du système qui met en place un véritable génocide de la mémoire. En s’appuyant sur l’absence de mémoire des uns et l’incapacité de se défendre des autres, le système parvient à ses fins si les justes n’interviennent pas. Seulement, quel est leur modèle du génocide ? Vu dans son ensemble, le génocide correspond à un but stratégique. Il comporte donc une structure, avec des points forts, des points faibles et des points critiques. Et en ce sens, il est dépourvu de toute considération humaine. Il n’exploite que la bestialité de la guerre comme l’écrirait Leonardo da Vinci. Il n’utilise que son horreur pour écraser un ennemi créé de toute pièce par l’appareil de propagande. Par conséquent, nous devons garder à l’esprit, les objectifs des bourreaux si nous voulons vraiment défendre les victimes. Car en ne voyant que le massacre des innocents, nous ne pouvons leur venir en aide. Or les innocents n’ont besoin que de notre aide pour continuer à exister malgré l’atrocité de leur mort. C’est pour cette raison que les justes semblent inhumains à des personnes normales. Ils luttent, selon eux, avec obstination pour une cause démodée. La réalité est autre, les justes sont humains, mais trop humains pour la société, car ils ne vivent que pour l’humanité.

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vendredi 13 mai 2016

Alep – L’information mensongère continue. (1 mai 2016)

Alep – L’information mensongère continue.

Nous avons demandé au Dr. Nabil Antaki si les informations rapportées depuis une semaine dans les pays francophones sur la situation à Alep correspondaient à ce qu’il constate sur place. Voici sa réponse.

Par Dr Nabil Antaki

Au sujet des récents événements, je constate que les médias [traditionnels, ndlr] continuent de mentir par omission. Depuis le début de la guerre à Alep il y a 4 ans, ils ne rapportent pas du tout les faits dans leur ensemble.

Alep est bombardée tous les jours depuis 2012 par des groupes terroristes causant des morts et des blessés. Personne n’en a jamais eu cure; si ce n’est pour se féliciter du « bon boulot qu’ils font» [allusion à la déclaration de Laurent Fabius, ndlr]. Il est temps que l’Occident se réveille et arrête de soutenir ces terroristes.

Nous sommes très révoltés ici à Alep par le manque d’impartialité et d’objectivité des médias. Ils ne parlent que des souffrances et des pertes humaines dans la zone Est de la ville contrôlée par al-Nosra, un groupe terroriste affilié à al-Qaïda, qu’ils qualifient toujours de « rebelle » ce qui est une manière de le rendre respectable. Et ils restent muets sur les pertes et les souffrances endurées quotidiennement dans nos quartiers de l’Ouest d’Alep à cause des tirs d’obus lancés par ces terroristes. Ils ne parlent pas davantage du blocus et des coupures totales d’eau et d’électricité qu’ils nous infligent…

Les médias n’ont rien dit des bombardements continus et des carnages qui ont eu lieu depuis une semaine, dans la partie Ouest de la ville [où habite le Dr. Nabil], où aucun quartier n’a été épargné et où il y a tous les jours des dizaines de morts. Ces omissions sont d’autant plus révoltantes que ces quartiers représentent 75 % de la superficie d’Alep et comptent 1.5 millions d’habitants – contre 300.000 dans la partie Est occupée par les groupes terroristes.

Cette information tronquée laisse entendre que les groupes terroristes qui nous attaquent sont les victimes. Pire, les médias ont détourné notre appel « SAUVER ALEP » en laissant croire que cet appel exigeait l’arrêt des hostilités par « les forces d’Assad ». Ce qui est faux. D’ailleurs, il n’y a pas de «forces d’Assad » : il y a les forces de l’armée régulière syrienne qui défendent l’Etat syrien.

Ils [les médias traditionnels, ndlr] auraient pu au moins avoir la décence de mentionner les carnages causés par les tirs des terroristes qui ont fait de nombreux morts. Comme cela s’est encore produit hier, vendredi, où un de leurs tirs a frappé une mosquée à l’heure de la prière. Les attaques et les pertes dont nous souffrons sont présentées de manière à laisser le public dans le flou quant aux véritables responsables de ces crimes (1) (2).

Depuis trois jours les médias accusent le « régime Assad » et les Russes d’avoir bombardé et détruit un hôpital soutenu par l’ONG Médecins sans Frontières à l’Est de la ville. Ils affirment que le « dernier pédiatre d’Alep » a été tué dans ce bombardement (3)(4).Nous avons encore de nombreux pédiatres à Alep. Cela montre bien que, pour les médias, seule compte cette partie Est occupée par les rebelles, et que les trois quarts de la ville d’Alep administrée par l’Etat syrien, où pratiquent encore de nombreux pédiatres, ne comptent pas.

L’hôpital mentionné n’est pas sur la liste des hôpitaux de Syrie établie avant la guerre par le ministère de la santé. Donc, s’il existe, il a été installé après la guerre. Je ne crois pas que les forces gouvernementales ou l’aviation russe bombardent délibérément un hôpital. Il n’y va pas de leur intérêt.

Nous avions constaté la même partialité quand le plus grand hôpital d’Alep Al Kindi, avait été frappé par les obus terroristes d’al-Nosra, puis incendié intentionnellement en 2013. Nous sommes écœurés et révoltés par cette désinformation permanente.

La destruction du vrai hôpital Al Kindi par le Front al-Nosra, n’avait pas fait la Une des médias traditionnels, contrairement au faux hôpital de MSF – Voir la Vidéo



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La brutalité du « régime syrien ». Vraiment ?
Par Silvia Cattori

Les deux exemples, ci-dessous – tout comme les propos tenus par les archevêques Mgr Boutros et Mgr Antoine Audo plus loin – illustrent l’information déséquilibrée dénoncée par le Dr Antaki.

(1)Deux commentaires du TJ, 19.30 par la RTS le jeudi 28 avril, qui illustrent le biais que dénonce plus haut le Dr Nabil Antaki.

Journaliste: « La trêve en vigueur depuis le 27 février est en train de voler en éclats. Les forces d’Assad préparent une offensive majeure pour reprendre les quartiers rebelles d’Alep. C’est ce qui explique ces bombardements meurtriers qui ont fait plus de cent morts en une semaine« .

Un homme, qui de toute évidence sert la propagande des gentils « rebelles », dit : « Les missiles russes ainsi que ceux d’Assad ont perpétré deux massacres. Ces attaques ont pris pour cible des civils femmes et enfants et ont fait des dizaines de martyrs.. ».

Journaliste: « De leur côté les rebelles répliquent au mortier, comme ici dans ce village au nord d’Alep». Les « rebelles répliquent ». Il n’est pas précisé que les gentils « rebelles » bombardent de leur côté les quartiers d’Alep où vivent 1,5 millions de Syriens.

Chacun peut se rendre compte que tout dans les commentaires vise à convaincre les téléspectateurs que les Russes et Assad sont des meurtriers qui massacrent délibérément des civils [en fait, les sympathisants et les familles des terroristes; les habitants de cette zone de combat, qui n’avaient pas de lien avec les groupes armés, se sont réfugiés dans la partie contrôlée par le gouvernement, ou ont fui Alep].

Les groupes armés -composés, faut-il le rappeler, essentiellement de mercenaires financés par les monarchies du Golfe que le peuple rejette en sa grande majorité – ne feraient que de « riposter » selon la rédaction du TJ de la télévision Radio suisse romande (RTS); alors que leur présence même à Alep est une agression contre l’Etat syrien.

http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/syrie-la-treve-nest-plus-du-tout-respectee?id=7684776


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(2)France culture, le 29 avril 2016.



Les commentaires se fondent uniquement sur la version des faits propagés par des acteurs qui parlent de la partie Est d’Alep. L’accent est mis sur « la  grande brutalité d’Assad« . C’est uniquement  « l’Est d’Alep contrôlé par les rebelles » qui est soumis à « des bombardements incessants depuis une semaine« .  On évoque la mort du dernier pédiatre de la ville, ce qui revient à faire croire au public que c’est toute la ville d’Alep qui est privée de pédiatre. Le journaliste Omar Ouamane y va de sa propagande pro-rebelles dont il est coutumier depuis le début de la crise.

Tout est imprécis, à charge contre l’Etat syrien. La population qui en grande majorité a fui l’Est d’Alep, et se sont rendus dans la partie de la ville qui est administrée par le gouvernement, frappée par les obus des groupes terroristes, ne sont pratiquement pas évoqués. Comme le souligne le Dr Nabil tout est flou, rien ne permet au public de voir que le peuple syrien ne souffre pas à cause de Damas mais à cause de ces bandes armées que la télévision RTS ou France Culture, veulent épargner. L’objectif est toujours le même. Provoquer l’indignation contre l’Etat syrien.

(3) Alors qu’il y a encore de nombreux pédiatres à Alep. Jan England, conseiller spécial de l’ONU, a déclaré que l’on a tué le « dernier pédiatre d’Alep ». Cela montre le peu de sérieux de ces fonctionnaires à plus 20 000 dollars/mois ou plus.

(4) Sur le rôle de Médecins sans Frontières (MSF) dans cette guerre voir:

-Colpito da ignoti l’ospedale invisibile che non era di MSF. http://www.sibialiria.org/wordpress/?p=3146

–http://arretsurinfo.ch/syrie-nabil-antaki-decrit-ce-qui-se-passe-reellement-a-alep-et-refute-les-propos-de-msf/

–http://arretsurinfo.ch/msf-sest-engage-au-cote-des-groupes-terroristes-contre-letat-et-le-peuple-syrien/

-http://arretsurinfo.ch/destruction-du-systeme-de-sante-syrien-qui-sont-les-veritables-responsables/

–http://arretsurinfo.ch/terroristes-djihadistes-de-misrata-nous-sommes-venus-en-syrie-libre/

English version:http://21stcenturywire.com/2016/05/01/exclusive-aleppo-doctor-attacks-western-media-for-bias-censorship-and-lies/

Silvia Cattori

« Alep se meurt », lance l’archevêque arménien catholique
L’archevêque arménien catholique d’Alep, Mgr Boutros Marayati, a déploré, vendredi 29 avril, le sort tragique de son peuple et de sa ville qui subit depuis quelques jours d’intenses bombardements.

« Tous crient : “sauvez Alep” et entre-temps, Alep se meurt. » C’est le cri de détresse que lance l’archevêque arménien catholique d’Alep, Mgr Boutros Marayati, alors que la ville subit depuis quelques jours d’intenses bombardements, rapporte le 29 avril 2016 l’agence Fides. « Nous l’appelons guerre civile et ceux qui paient le prix le plus fort sont les civils, de part et d’autre, à commencer par les enfants », se désole-t-il.

Tirs croisés

Les quartiers centraux d’Alep, où vit l’archevêque, sous le contrôle de l’armée syrienne, ont été frappés ces derniers jours par une pluie de roquettes et de tirs d’artillerie sans précédent, provenant des quartiers contrôlés par les rebelles antigouvernementaux.

Ces quartiers, sous l’emprise des milices liées à des formations djihadistes, ont, eux aussi, fait l’objet d’intenses bombardements de la part de l’armée, ces tirs ont touché notamment un hôpital soutenu par Médecins sans frontières, provoquant une cinquantaine de victimes.

« Le cauchemar »

« Nous voyons les tirs arriver sur nos quartiers et nous entendons au loin les bombardements aériens. Au cours des quelques semaines pendant lesquelles la trêve a été en vigueur, les écoles avaient été rouvertes, nous avons pu célébrer Pâques dans nos églises et la population croyait rêver », raconte Mgr Marayati.

« Mais maintenant, poursuit-il, après ces jours d’espérance, le rêve s’est transformé en un cauchemar encore plus sombre ». Mgr Marayati veut espérer que les négociations de Genève reprendront le 10 mai. « En l’absence d’un nouveau cessez-le-feu, les prochains jours seront terribles », confie-t-il.

Selon Mgr Marayati, le destin d’Alep et du peuple syrien demeure entre les mains des grandes puissances. « La fin du conflit dépend des États-Unis, de la Russie et des autres forces de la région. » Selon lui, eux seuls peuvent contraindre toutes les parties impliquées dans cette sale guerre à la faire cesser, en mettant de côté les intérêts et les desseins cachés qui continuent à alimenter le massacre.

Terreur

Mgr Antoine Audo, archevêque chaldéen d’Alep, partage l’analyse de Mgr Marayati sur la situation. Il affirme, pour sa part, sur le site Aide à l’Église en Détresse (AED) que les groupes de rebelles du front Al-Nosra sont dominés par les djihadistes qui contrôlent certaines zones d’Alep. Il ajoute qu’ils cherchent à semer la peur et la terreur à travers les fusillades et les bombardements. « Ce sont des groupes financés par l’étranger. Ils ne viennent pas de Syrie. Chez nous, les relations entre les chrétiens et les musulmans étaient bonnes, et le sont toujours », précise-t-il.

Mgr Audo estime que la poursuite des combats va aggraver l’exode des chrétiens. « Avant la guerre, Alep comptait plus de 150 000 chrétiens de différentes confessions. Aujourd’hui, environ deux tiers d’entre eux sont des déplacés dans leur propre pays ou se sont réfugiés à l’étranger, par exemple au Liban, mais aussi dans les pays occidentaux. Ceux qui restent sont surtout les plus âgés et les plus pauvres », dit-il à AED.

G.V. avec Apic

Source: .La Croix
via: http://arretsurinfo.ch/alep-linformation-mensongere

jeudi 12 mai 2016

Atlanticus Go - Chaque pas - Si tu ne fais - N. Lygeros


Atlanticus Go
N. Lygeros

Sur un cahier
immense
les exercices
de vie ou de mort
du goban
semblent 
appartenir
à un cadre
encore plus grand
que le jeu
car il est
désormais
visible
qu’il s’agit bien
de stratégie
et non seulement
de tactique
car les voies 
se multiplient
sans cesse.

*****
Chaque pas
N. Lygeros

Chaque pas
sur le goban
grâce aux pierres
augmente
la complexité
de l’ensemble
car il apparaît
peu à peu
une structure
à deux 
qui n’existait pas
sans la dynamique
des pierres
immobiles
aussi exécute
dans l’ensemble
d’une stratégie
si tu veux
qu’il soit
un tesuji.

*****
Si tu ne fais
N. Lygeros

Si tu ne fais
face aux attentats
car tu penses
qu’ils cesseront
d’eux-mêmes
tu te trompes
lourdement
car ils appartiennent
à un plan
qui correspond
à un crime 
contre l’Humanité,
un génocide
que nous ne pouvons
nous permettre
de laisser aboutir
car nous sommes
responsables
de la défense
des innocents.

*****

lundi 9 mai 2016

Le Sud Caucase vu par satellite (Jean Eckian ©armenews.com)

Le Sud Caucase vu par satellite

(Jean Eckian ©armenews.com)


Vus de satellite, on distingue clairement les reliefs et contreforts du Caucase, ainsi que les lacs de Van et Sevan.


dimanche 8 mai 2016

samedi 7 mai 2016

Notre Histoire, en quelques traits - par Samtilbian - Pascal Nicolaides - Yvi - Nemesis

Pourquoi les Arméniens, au long d'une Histoire de plusieurs millénaires, sont demeurés une "minorité"


Notre histoire, en quelques traits

*****

*L'Arménie a le gros handicap de se situer au carrefour de trois continents, exposée à toutes les invasions.
Autre handicap le pays n'a pas de débouché maritime.
Tigrane le Grand lui a donné un temps une puissance qui n'a pas perduré entre Rome et la Perse.

A la fin du 4ème siècle, Le Catholicos  Sahak et Mesrop Machtots conscients des menaces qui pesaient sur l'Arménie ont contribué à forger la conscience nationale, qui s'est manifestée avec Vardan Mamikonian.

Mais  exposée aux coups de boutoir de Byzance, des Perses, des arabes puis des turcs ; divisée par une féodalité incapable de constituer un pays centralisé fort et uni, nous avons assisté au dépeuplement du pays par déportation dans les Balkans, en Cilicie, en Perse ; exode en Ukraine et Pologne…..
Ce qui a favorisé l'infiltration des turcs , puis des kurdes.

Ainsi à part la brillante période de Léon II de Cilicie, nous sommes retombés dans la servitude, et son lot de déportation, d'exode, de massacres et d'islamisation.

Encore une fois nous étions voués à la disparition sans le réveil de la conscience nationale dont le moine Mekhitar en est la figure emblématique ; et que l’écrivain Ardzrouni exprimait en 1872 dans le journal Mechak «Hier nous étions une communauté religieuse, demain nous serons une nation».

Sans l’hécatombe du Génocide nous serions aujourd'hui non pas 7 à 9 millions, mais au moins aussi nombreux que les juifs.

Mais c'est dans l'adversité que nous renaissons.
Dans un discours à la Sorbonne Anatole France, déclarait :
« L’Arménie expire, mais elle renaîtra. Un peuple qui ne veut pas mourir ne meurt pas ».
Samtilbian

*Parce que nous nous assimilons facilement: on peut le voir tout au long de l'Histoire de l'Arménie- avec les différents conquérants, les différents exils, les différents peuples que nous avons côtoyés

...( prenons le cas des Arméniens de Pologne- polonisés depuis des siècles...)
Pascal Nicolaides

 *Oui, car ces émigrations jusqu'au XIXème siècle ont abouti essentiellement dans des pays européens donc chrétiens. Il n'y avait pas de clivage religieux pour empêcher cette assimilation (voir en parallèle l'assimilation des immigrés polonais, italiens, espagnols et portugais au XXème siècle).

Il y a une autre explication à la non "prolifération" de la population arménienne: elle se trouve dans la croissance démographique mondiale.

http://www.statistiques-mondiales.com/c … lation.htm

La population mondiale a doublé:
  - en 250 ans de 1550 à 1800
  - en 130 ans de 1800 à 1930

Or, c'est dans la deuxième moitié de cette période, qui voit  l'explosion de la croissance démographique, qu'a lieu le Génocide, en trois phases (1894-96, 1909 et 1915-1923)

Yvi

*Le facteur religieux est une des causes, il n'est pas la conséquence.

Posons-nous cette question : si les Arméniens avaient embrassé l'Islam + la langue turque au moment de la conquête, que serions-nous aujour'dhui ? La réponse : des azéris. Nous serions comme les azéris. Nous aurions une démographie de plusieurs dizaine de millions, et nous vivrions encore sur nos terres.

Mais à quel prix, car nous aurions perdu notre âme, l'essence même de ce que nous sommes : le Peuple Elu.

NOUS SOMMES LE VERITABLE PEUPLE ELU, CELUI QUI EST DESCENDU DE L'ARCHE ET QUI A REPEUPLE LA TERRE ! lol

Le terme "minorité" pour nous désigner est désormais totalement inadapté et erroné. Nous sommes devenus une minorité lorsque l'islam et surtout les turcs ont conquis NOTRE pays. Dans notre longue histoire, nous avons eu de nombreux royaumes et avons présidé à la destiné de tous les sujets de ces royaumes. Nous avons été les maîtres sur nos terres.

A partir du moment où une Arménie indépendante à revu le jour, nous avons cessé d'être une minorité.

Ps: La notion de minorité n'a rien à voir avec le nombre. Les kurdes ont toujours été une minorité, malgré leur nombre.
Nemesis


Si la neutralité - L'opération Lamantin - Même si c'est surprenant - Qui se souvient - Sahara Occidental est - Le paradoxe du Sahara - L'éducation intelligente - N. Lygeros

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Si la neutralité
N. Lygeros

Si la neutralité
était de mise
dans la bataille d’Amgala
pourquoi avoir
découvert sur le site
des missiles
de fabrication soviétique
avec des marquages
de l’armée algérienne
était-ce le hasard,
une simple coïncidence
ou la volonté délibérée
d’intervenir dans le conflit
de manière armée
afin de soutenir
une position capable
d’activer des prétentions
qui n’avaient rien à voir 
avec le secours humanitaire.

*****
L'opération Lamantin
N. Lygeros

L’opération Lamantin
avait pour but
de libérer les otages français
et de repousser le polisario
en dehors du territoire
de la Mauritanie
afin que cessât
le sabotage
des voies ferrées
qui servait au transport
du minerai de fer
c’est ainsi 
que furent libérés
les otages
et changea
la tactique de la guerre
pour se contenter
de faits de faible ampleur.

*****
Même si c'est surprenant
N. Lygeros

Même si c’est surprenant
il existe des pays
avec des hydrocarbures
en abondance
dont les hommes
sont obligés
de s’expatrier
en raison
de l’absence
de travail
pourtant personne
ne se révolte
contre ce système
de type stalinien
qui exploite
les ressources naturelles
sans aider
sa propre population.

*****
Qui se souvient
N. Lygeros

Qui se souvient 
des Touaregs
du Hoggar
et pourtant
dès 1962
il y avait eu
une tentative
de la part
des français
de soulever
la question
de l’autonomie
du territoire
saharien
mais l’autre
délégation
le refusa
catégoriquement
car elle voulait
absolument tout.

*****
Sahara Occidental est
N. Lygeros

Sahara Occidental est 
un immense 
désert comme 
territoire 
avec peu de gens, 
mais chacun d'entre eux 
comme une rose 
dans les sables 
peut lutter 
contre la barbarie 
et y rester 
même après 
la bataille 
parce que cette terre 
est non seulement 
un espace, 
mais aussi 
le temps 
de leurs ancêtres 
depuis des siècles.

*****
Le paradoxe du Sahara
N. Lygeros

Le paradoxe du Sahara
provient de ses hommes
qui à l’instar
des roses des sables
se battent pour exister
alors qu’ils sont seuls
car personne jamais
ne les a considérés
comme tels
avant la proposition
d’une autonomie
au sens élargi du terme
pour se libérer
du joug barbare
qui tente
par tous les moyens
de les effacer
et de les broyer
pour les réduire
en poussière.

*****
L'éducation intelligente
N. Lygeros

L’éducation intelligente
n’a pas pour but
de concurrencer un système
mais seulement d’offrir
un nouveau cadre
qui permet aux enfants
de se développer
d’une manière différente
qui exploite les avancées
des sciences cognitives
pour mettre en place
des méthodes flexibles
qui approchent efficacement
les compétences cérébrales
pour augmenter les capacités
du réseau neuronal
dans la résolution
de problèmes complexes
qui semblent au début
complètement inabordables.

*****