jeudi 23 mars 2017

EDOUARD ET JEAN BALLADUR

Edouard Balladur, Homme d'Etat français 

Jean Balladur, Architecte

CES ARMENIENS DONT ON NE PARLE PLUS, ET POURTANT :

LA FAMILLE BALLADUR DONT DEUX DES MEMBRES ONT CONNU DES DESTINS DE PREMIER PLAN EN FRANCE :

EDOUARD BALLADUR, HOMME D'ETAT FRANCAIS, ET JEAN BALLADUR, SON COUSIN GERMAIN, L'ARCHITECTE QUI A ENTIEREMENT CONCU LE COMPLEXE TOURISTIQUE DE LA GRANDE-MOTTE (département de l'Hérault et la région Occitanie.)


EDOUARD BALLADUR

Aux sources de cette famille smyrniote d'origine arménienne se trouve André Balladur, qui, en compagnie de quelques parents, avait fui le Nakhitchevan natal (alors majoritairement peuplé d'Arméniens). Convertis par des missionnaires dominicains, les Balladur y étaient devenus des catholiques romains, et les persécutions périodiques des Perses, qui disputent alors le Nakhitchevan à la Turquie, expliquent l'arrivée de la famille à Smyrne (actuellement dénommée İzmir), où on ne recense plus les communautés européennes étrangères, qui prospèrent le plus souvent dans le négoce.
Tournant décisif dans la famille, en 1795, par édit du sultan Sélim III, les Balladur qui appartiennent au groupe des « Persans », ont rang de « sujets francs ». La pratique est alors courante : le sultan, suivant son bon vouloir, accorde aux ambassades occidentales un certain nombre de « capitulations » (« bérats » ou « barats »). Commerçant avec Livourne, Manchester, mais surtout Marseille, les Balladur sont des « barataires francs », ce qui facilitera leur demande de naturalisation française en 1926. Entre-temps, la situation en Turquie avait changé et les Jeunes-Turcs voulaient à toute force récupérer le pouvoir économique dont disposaient les Grecs, les Arméniens et les « barataires francs » qu'on a coutume d'appeler les « levantins ». La plupart des ressortissants des communautés étrangères deviennent personæ non gratæ dans la Turquie d'Atatürk. Après le génocide des Arméniens entre 1915 et 1917, le nouveau régime avait convié en 1922-1923 les Grecs ottomans (« Rûm ») à un prompt et définitif départ (plus d'un million et demi d'expulsés) consacré par le Traité de Lausanne. En 1922, un incendie ravage les quartiers chrétiens de Smyrne (jusque-là préservée des massacres), à la suite de la défaite de l'armée grecque à la fin de la guerre greco-turque, tandis que les Grecs de la ville se noient par milliers en essayant de fuir par la mer.
Entre-temps, la famille Balladur évolue. Par mariages successifs, elle s'est alliée à d'autres Arméniens, comme les Issaverdens, à des Italiens, de préférence Vénitiens, mais plus encore à des Français et en particulier des Provençaux.
Fils de Pierre Balladur, banquier, directeur de l'agence de la Banque ottomane à Smyrne, et d'Émilie Latour, Édouard Balladur naît à İzmir, en Turquie, le 2 mai 1929. Ses parents se réfugient en France, à Marseille, en 1935, avec leurs six enfants, dans un appartement situé au 227 boulevard Chave...



JEAN BALLADUR 
L'ARCHITECTE DE LA GRANDE MOTTE

Ce qui n'est pas encore La Grande Motte deviendra l'oeuvre de sa vie et le rêve de tout architecte : construire sur une page blanche, la cité idéale. Ils n'auront été que deux, avant lui, au XXe siècle, à pouvoir relever ce défis : Oscar Niemeyer à Brasilia et Le Corbusier à Chandigarh.

Pendant près de 30 ans, Jean Balladur donnera le meilleur de lui-même dans ce projet unique en France et en Europe. Il dote La Grande Motte d'une personnalité architecturale qui marquera les esprits et ne laissera pas indifférent, créant, souvent, d'interminables polémiques. Il confère à la ville une "histoire" qu'il puise à la source des civilisations disparues telles ces pyramides tronquées inspirées du site précolombien de Teotihuacan. Il fait de son projet de ville, une utopie réalisée : la ville est un parc de 22 000 arbres où le piétons et le cycliste sont rois. L'Art est de toutes parts, il a une "valeur d'usage" et prend les formes les plus diverses, fontaines, douches, jeux pour enfants....


La Pyramide

Jean Balladur, né le 11 mai à Smyrne (aujourd’hui Izmir en Turquie) en 1924. Il est le cousin issu de germain d’Edouard Balladur, premier ministre. Il effectue ses études secondaires au lycée Condorcet à Paris puis entreprend des études littéraires en khâgne.
Il y reçoit l’enseignement de Jean-Paul Sartre dont il devient l’ami. Ils collaboreront tout deux dans le cadre de la revue « Les Temps Modernes ».etc ...



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