jeudi 9 mars 2017

En écoutant-Ne garde pas-Le monde de Peggy-La douceur de la mère- N. Lygeros


En écoutant
N. Lygeros

En écoutant
la guitare
tu t’es mise 
à chanter
un air espagnol
et tu as pensé
aux racines
d’antan
du côté
de la Manche
là où Don Quichotte
avait vécu
et transformé
le monde
de la chevalerie
après la bataille
de Lépante,
aussi ton chant
devint plus profond
pour traverser
le temps
et toucher
de ta voix
la triste figure.

*****

Ne garde pas


N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras

Ne garde pas
la lumière
de la bougie
pour toi
seul
parce que
ce n’est pas
dans ce but
qu’on te l’a donnée
à l’heure
de la Résurrection
apprends
donc
à la multiplier
comme
cela arriva
avec le pain
de sorte que
le partage
soit
le partage
de la joie.

*****
Le monde de Peggy

N. Lygeros

Le monde de Peggy 
était si tendre
qu’il fallait avoir
une humanité
bien forgée
pour ne pas tomber
dans le piège
des larmes
d’un spectateur
non préparé
à entendre
l’essentiel dit
par une petite fille
à travers
la description
si douce 
de sa mère
car son écriture
laissait apparaître
des détails
qui ne manquaient pas
de gorger les vers
de nostalgie.

*****
La douceur de la mère

N. Lygeros

La douceur de la mère
visible dès les premières pages
d’une biographie de petite fille,
ne cessait de se renforcer
via les descriptions
et la multitude de détails
si caractéristiques
non seulement d’une famille
mais aussi d’une époque
qui ne manquait pas
de couleur malgré la douleur
aussi en lisant
ces morceaux d’une vie inconnue
il était important de réaliser
qu’elle entrait peu à peu
dans la nôtre
de manière presque involontaire
puisque tout était fait
pour toucher notre humanité
et notre sensibilité
à travers un amalgame 
de sentiments
toujours plus complexes.

*****


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