vendredi 7 avril 2017

TRUMP CETTE NUIT !! Une opération cousue de fils blancs !!!!



La base aérienne de Shayrat, dans la région d'Homs Photo : Reuters/US Navy

"La Russie avait mis en garde plus tôt dans la journée les États-Unis contre une possible opération militaire en Syrie et avait prévenu qu’il pourrait y avoir des conséquences négatives."

TRUMP CETTE NUIT !! Une opération cousue de fils blancs !!!! 

BUT FINAL DE L'OPERATION : REEDITION DE LA GUERRE EN IRAK ! FINALEMENT TRUMP S'EST LAISSE GAGNER PAR LES VOIX AUTOUR DE LUI QUI LUI ONT SOUFFLE D'ATTAQUER ASSAD, EN JOUANT LES REDRESSEURS DE TORTS D'UNE OPERATION SYRIENNE QUE RIEN NE DEMONTRE COMME ETANT UN CRIME CONTRE L'HUMANITE ! ASSAD N'EST PAS ASSEZ FOU POUR SE TIRER LUI-MEME UNE BALLE DANS LE PIED : 

donc? comme pour l'irak réduite en cendres par une Amérique IRRESPONSABLE, de la même façon les Américains (pourtant informés par Moscou - voir ci-dessus) enfourchent le premier faux prétexte venu, pour aller "récupérer" le pétrole syrien, LA VRAIE RAISON DE SON SOUDAIN DESIR DE REPRESAILLES contre ASSAD (et la RUSSIE !) !

POURTANT, AVANT TOUTE CERTITUDE QUANT AUX CIRCONSTANCES DE CE TERRIBLE DRAME, LES CHAINES DE TELE  FRANCAISES ORIENTEES  ... CONDAMNENT SANS APPEL, D'ORES ET DEJA, LE PRESIDENT SYRIEN :  VISANT AINSI A  L'INTOX DE L'OPINION ! 

MAIS A QUELLES BASSESSES NE SE LIVRERAIT-ON PAS GUIDE PAR L'APPAT DU PETROLE SYRIEN !

Les faits : Au Conseil de sécurité des Nations unies, le vote d’une résolution condamnant l’attaque et appelant à une enquête rapide a été reporté, dans l’espoir de négocier avec la Russie. Le président russe Vladimir Poutine, qui soutient le régime de Bachar el-Assad, a assuré au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou qu’il trouvait «inacceptable» la formulation «d’accusations non fondées contre qui que ce soit avant la mise en œuvre d’une enquête internationale impartiale et minutieuse». L’attaque a été qualifiée, par le Kremlin, d’«incident avec des armes chimiques», reprenant ainsi la défense de l’armée syrienne, qui assure avoir frappé un «entrepôt terroriste» dans lequel se trouvaient des «substances toxiques». (Paris-Match) 


HIER :
"Appel à Pierre le Corf en Syrie 

Selon le porte parole du ministère russe de la défense, l'aviation syrienne avait bombardé hier à 11h30 un entrepôt d'armes et de munitions à l'est de Khan Cheikhoun appartenant aux terroristes du front la Nosra.

Il s'est avérée, toujours selon la même source, que cet entrepôt anéanti contenait des substances chimiques et des ogives sales prêtes à l'utilisation que les terroristes avaient trafiqué d'Irak.
Et d'ajouter : les effets toxiques aperçus dans les vidéos sont les mêmes que nous avons prélevé à la suite d'un bombardement par les terroristes de missiles chargés d'ogives chimiques contre des civils à Alep ouest en automne dernier.

Ainsi la lumière est faite sur cette affaire.
Bombarder un dépôt d'armes chimiques que les terroristes s'apprêtaient à utiliser contre les soldats de l'armée de la république, n'est pas comme bombarder des civils au moyen d'armes chimiques. ON VEUT LA PEAU D'ASSAD et surtout la maitrise, la possession des pipelines. Un nouvel Accords Sykes-Sicot veut coûte que coûte être revu et corrigé -  JsM"

POURTANT, AVANT TOUTE CERTITUDE QUANT AUX CIRCONSTANCES DE CE TERRIBLE DRAME, LES CHAINES DE TELE  FRANCAISES ORIENTEES  ... CONDAMNENT SANS APPEL, D'ORES ET DEJA, LE PRESIDENT SYRIEN :  VISANT AINSI  L'INTOX DE L'OPINION ! 

MAIS A QUELLES BASSESSES NE SE LIVRERAIT-ON PAS POUR LE PETROLE SYRIEN !

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RETOUR ARRIERE : Un peu d'histoire

"Les accords Sykes-Picot, creuset du chaos au Moyen-Orient
Les horizons de l'Humanité


FRANÇOISE GERMAIN-ROBIN
VENDREDI, 21 NOVEMBRE, 2014
(L'HUMANITÉ)

Le 16 mai 1916, les diplomates anglais Marc Sykes et français Henri- Georges Picot dessinent, en pleine Première Guerre mondiale , les frontières du Moyen- Orient . Ce tracé est déterminé par les zones d’influence que se répartissent les grandes puissances, sans tenir compte des populations locales.

En annonçant, en juillet, la création d’un « califat islamique », après la prise de Mossoul, le chef de l’« État islamique », cette force islamiste radicale qui ravage l’Irak et la Syrie , proclamait son intention « d’effacer les frontières coloniales des accords Sykes-Picot ». Et il est vrai que les frontières entre les États du Moyen-Orient ( Turquie , Irak, Syrie, Liban, Palestine et Jordanie ) découlent du coup de crayon tracé le 16 mai 1916, en pleine guerre mondiale , par deux diplomates, l’Anglais Marc Sykes et le Français Henri-Georges Picot, sur la carte de l’ Empire ottoman. Un empire en grande difficulté depuis quelques décennies déjà  : ses sultans avaient du mal à contrôler les peuples disparates et remuant de territoires qui s’étendaient du Caucase à l’ Algérie et que grignotaient avec appétit les puissances européennes . Les Français avaient déjà pris l’Algérie ; les Anglais l’ Égypte , et les Italiens la Libye, tandis que la Russie tsariste s’était imposée dans le Caucase. Ils allaient profiter de la Première Guerre mondiale , où la Turquie s’était rangée du côté de l’ Allemagne , pour lui porter le coup de grâce  : la ligne tracée par les deux diplomates allait de Mossoul à Haïfa. Tout ce qui était au nord reviendrait à la France , ce qui était au sud, à l’ Angleterre.


Un découpage modifié par
le traité de Lausanne en 1923

Avalisé par la conférence de San Remo puis par le traité de Sèvres , ce découpage fut modifié par celui de Lausanne en 1923, après la chute définitive du califat ottoman et la création de la République par Kemal Atatürk. Mais, grosso modo – à l’ exception du Kurdistan et de l’Arménie (voir ci-contre) –, les frontières actuelles en découlent. Officiellement, les Européens prétendaient protéger les minorités, opprimées par la violence du régime nationaliste jeune -turc, établi en 1908. Comme l’explique Henry Laurens (1), ce régime tenta de rétablir l’ordre dans l’empire chancelant (on appelait la Turquie « l’ homme malade de l’ Europe ») en menant une politique extrêmement dure contre tout ce qui bougeait : les autonomistes arabes et les chrétiens d’Anatolie, ceux du mont Liban et, surtout, les Arméniens, victimes d’un génocide en avril 1915. Un nettoyage ethnique mené par les nationalistes turcs contre ceux qu’ils considéraient comme les soutiens de leurs ennemis dans la guerre, et que détaille très bien Hamit Bozarslan dans son Histoire de la violence au Moyen-Orient (Éditions La Découverte, 2008). Aujourd’hui , on s’aperçoit que l’« État islamique », sous prétexte d’effacer le passé colonial , utilise les mêmes méthodes en s’en prenant aux minorités chrétiennes, yezidis et kurdes d’Irak et de Syrie. Rien de nouveau , donc, même pas l’ingérence des puissances européennes, auxquelles sont venus s’ajouter les États-Unis , non concernés par le partage de 1916 (2), mais qui se sont rattrapés depuis ! En fait, les motivations de la France et de l’Angleterre n’étaient pas seulement humanitaires. Londres visait à assurer sa domination sur les régions pétrolières d’Irak pour alimenter en énergie son empire colonial, tout en sécurisant la route des Indes ( nombre des combattants lancés contre l’armée turque étaient indiens). La France, en plus de la protection des chrétiens du Levant, voulait assurer sa prédominance en Méditerranée et en contrôler les côtes. Toutes deux se verront attribuer, par Société des nations, des « mandats » pour « conduire à l’ indépendance  » des peuples que personne n’a consultés. Tutelle humiliante et rejetée, comme le prouvent de multiples révoltes, tant en Irak (mandat britannique) qu’en Syrie et au Liban (mandat français). C’est que la création d’un grand royaume indépendant , promise par l’Angleterre pour s’assurer le soutien des Arabes contre les Turcs, a été trahie après guerre . Tout le territoire est morcelé. Le chérif de La Mecque perd son royaume et ses fils sont assis sur des trônes branlants, en Syrie et en Irak. Seul celui de Jordanie, créée de toutes pièces sur une partie de la Syrie, perdure. La Palestine, qui en faisait aussi partie, est dotée d’un statut spécial et attribuée à l’Angleterre, qui, trahison suprême , promet d’y installer un « foyer national juif ». Tout est en place , dans ce Moyen-Orient en miettes, pour les guerres et les tragédies qui suivront. Jusqu’à nos jours…"

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