vendredi 5 décembre 2014

Dans mes pensées

Comme hier, aujourd'hui ou demain

Pour toujours dans mes pensées

Comme un p'tit coquelicot, mon âme ... 

La perfection relationnelle - Nikos Lygeros


La perfection relationnelle

Nikos Lygeros


La perfection relationnelle
n'a de sens véritable
que lorsque les hommes 
finissent par comprendre
qu'il est nécessaire
de se transcender
pour appartenir à l'Humanité
aussi celle-ci n'existe pas
en tant que communication
mais comme compréhension
qui permet à la relation
d'avoir une robustesse temporelle
qui serait inconcevable
dans d'autres conditions
puisque l'antagonisme
serait complètement naturel
mais incapable de supporter
la complexité des sens
au-delà de la personnalité
d'un individu isolé
mais persuader d'exister
sans nécessité de coexister.

*****

"On parle de la douleur de vivre. Mais ce n'est pas vrai,
 c'est la douleur de ne pas vivre qu'il faut dire."

Lettre d’Albert Camus à René Char (26 octobre 1951)

" ...Je le ressens de plus en plus, malheureusement. D'avoir expulsé ce livre m'a laissé tout vide, et dans un curieux état de dépression « aérienne ». Et puis une certaine solitude… Mais ce n'est pas à vous que je peux apprendre cela. J'ai beaucoup pensé à notre dernière conversation, à vous, à mon désir de vous aider. Mais il y a en vous de quoi soulever le monde. Simplement, vous recherchez, nous recherchons le point d'appui. Vous savez du moins que vous n'êtes pas seul dans cette recherche. Ce que vous savez peut-être mal c'est à quel point vous êtes un besoin pour ceux qui vous aiment et, qui sans vous, ne vaudraient plus grand chose. Je parle d'abord pour moi qui ne me suis jamais résigné à voir la vie perdre de son sens, et de son sang. A vrai dire, c'est le seul visage que j'aie jamais connu à la souffrance. On parle de la douleur de vivre. Mais ce n'est pas vrai, c'est la douleur de ne pas vivre qu'il faut dire. Et comment vivre dans ce monde d'ombres ? Sans vous, sans deux ou trois êtres que je respecte et chéris, une épaisseur manquerait définitivement aux choses. Peut-être ne vous ai-je pas assez dit cela, mais ce n'est pas au moment où je vous sens un peu désemparé que je veux manquer à vous le dire. Il y a si peu d'occasions d'amitié vraie aujourd'hui que les hommes en sont devenus trop pudiques, parfois. Et puis chacun estime l'autre plus fort qu'il n'est, notre force est ailleurs, dans la fidélité. C'est dire qu'elle est aussi dans nos amis et qu'elle nous manque en partie s'ils viennent à nous manquer. C'est pourquoi aussi, mon cher René, vous ne devez pas douter de vous, ni de votre œuvre incomparable : ce serait douter de nous aussi et de tout ce qui nous élève. Cette lutte qui n'en finit plus, cet équilibre harassant (et à quel point j'en sens parfois l'épuisement !) nous unissent, quelques-uns, aujourd'hui. La pire chose après tout serait de mourir seul, et plein de mépris. Et tout ce que vous êtes, ou faites, se trouve au-delà du mépris...."



jeudi 4 décembre 2014

ÇA ROULE COMME SUR DES ROULETTES. - (La page de Mickaël)

ÇA ROULE COMME SUR DES ROULETTES.

octobre 17, 2014








Novembre est là, les arbres rougissent et le ciel devient laiteux. Un peu tard pour profiter des vagues bleu Azur de la côte, un peu tôt pour glisser sur les sommets enneigés des Alpes. Le moment est idéal pour chevaucher cet engin à 4 roues que tout monde nomme « Cruiser » et rouler à toute allure en dévalant les boulevards.
Pour ce faire, une planche de bois, quelques outils, un lot de Truk/Roulement/Roue/Pad/Grip acheté dans la boutique du coin et un peu de temps libre, Prêt-Feu-Partez !!
Dans un premier temps, je griffonne vulgairement plusieurs formes en essayant de trouver un bon compromis entre quelque chose qui me plait esthétiquement sans oublier de rester conforme aux lois de la glisse urbaine. Je reproduis le modèle à l’échelle 1/1 avec des tracés mesurés et précis sur ma planche de bois avant d’entamer la découpe.
Une fois la découpe terminée, les contours de la planche sont coupant et la surface est rugueuse. Pour adoucir tout ça, on ponce un petit coup, on vernit et on court se reposer. Quand le vernis est sec, passer une deuxième couche est recommandé, cela embellira le bois en faisant ressortir les nervures et en donnant plus de cachet à l’ensemble. Pour protéger la planche des intempéries et des multiples agressions dues au stress du quotidien utilisé « Epoxy » pour une protection parfaite, testé en laboratoire.
Le gros du boulot est derrière nous, les couches de vernis et d’epoxy ont séché, il est temps d’appliquer le « Grip » sur la surface de la planche permettant à la basket d’accrocher et empêchant les chutes mortelles.
Pour personnaliser un peu plus la planche, j’attrape un POSCA (Marqueur indélébile que vous appréciez tous les jours sur les murs de nos villes) pour y dessiner et signer mes initiales au dos de la board.
Je perce des trous et y installe les Pads et les Truks avant d’y fixer les roues. Voila, finito, l’heure pour moi d’aller faire un tour à bord de mon nouveau joujou.
Abriss hokis !
(merci à l'aide paternelle)

http://dzovinar.blogspot.fr/p/la-page-de-mickael.html

mardi 2 décembre 2014

Lettre ouverte aux Arméniens à la veille de leur « centenaire » - Denis Donikian


Voici un texte anonyme qui nous est parvenu dans la rubrique commentaire de notre blog. Inutile de dire que nous avons hésité avant de le poster. Mais quelques amis consultés, partisans de la confrontation, se sont montrés favorables à son affichage. A supposer que ce texte ait été traduit du turc et « arrangé »par une autre personne, complice ou non de l’auteur, nous sommes en droit de croire qu’il est l’œuvre d’un travail collectif d’intimidation.
*

Depuis un certain temps, les rumeurs de votre centenaire montent le son pour commencer à nous casser les oreilles. Vous voulez nous montrer que ce sera bientôt le grand bazar autour des évènements de 1915 partout dans le monde où vous avez pousse votre mauvaise herbe. Mais sachez bien que l’herbe, nos chevaux la piétine et la broute depuis des siècles. Vous ne nous empêcherez jamais de nous étendre sur nos territoires. Aujourd’hui, nous avons un pied en Europe. Allah sait qu’un jour nous allons vous y retrouver.
Je suis employé par un grand journal d’Istanbul. Et je peux vous dire que vos cris ne nous empêchent ni de travailler, ni de dormir. Au contraire, nous aussi, nous sommes en alerte et nous fourbissons les armes de notre riposte. Nous sommes formés pour ça : reconnaître l’ennemi intérieur comme celui de l’extérieur. Et nous, comme journalistes, nous préparons nos lecteurs à rendre coup pour coup, à répondre à vos mensonges par notre vérité. Car la vérité est turque. « La justice est la moitié de la religion », ...