mardi 23 octobre 2018

Les Macédonoclastes - N. Lygeros



Les Macédonoclastes

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras

Les Macédonoclastes n’apparaissent pas seulement dans les partis qui ne croient pas à la nation mais aussi là où députés ou ministres veulent garder leur siège, même s’il faut changer radicalement d’attitude et renoncer aux principes de leur parti. Nous voyons ainsi que la fissure entre le gouvernement et le co-gouvernement a déjà tourné à la rixe entre partisans qui avaient autrefois déclaré qu’ils seraient toujours dans le même combat politique. Car maintenant le problème de Skopje a des retombées directes en Grèce, nos politiciens non seulement ne peuvent se cacher, mais doivent trouver une solution pour éviter de tomber dans les pièges d’une propagande qui essaie de combler des lacunes que personne ne peut outrepasser sans coût. Ainsi, les Macédonoclastes sont plus facilement identifiables.De l'autre côté, ceux de Skopje qui ont trahi leur parti pour servir d'autres intérêts personnels réclament maintenant des garanties pour assurer l'identité "macédonienne" au sein de Skopje, mais ceci est également en contradiction avec l’Accord préalable de Prespa, car il faut en tenir compte avec force pour activer les autorités de Skopje. Car ils demandent également des garanties quant à l'annulation de l'accord préalable si la Grèce ne respectait pas ses engagements. En d'autres termes, le Premier ministre de Skopje aura du mal à les garder avec lui, même s'ils changeaient de poste, car il ne peut rien obtenir de plus que ce qui est prévu dans l'accord préalable. Ainsi nous avons des Macédonoclastes de tous bords qui ne peuvent rien trouver ensemble parce qu’en substance ils ne savent pas ce qu’ils veulent pour l’avenir des Balkans.

lundi 22 octobre 2018

Gaïdz Minassian : A la FRA, la crise est globale - Par Ara Toranian

Gaïdz Minassian

Gaïdz Minassian : A la FRA, la crise est globale

Les Nouvelles d’Arménie magazine ont demandé à Gaïdz Minassian, enseignant à Sciences Po Paris et journaliste au Monde d’analyser l’état de la FRA à quelques semaines de son prochain congrès mondial en Arménie

NAM : Comment expliquez-vous la position de la FRA depuis la révolution de velours en Arménie ? Un coup avec le parti Républicain, un coup avec Nikol Pachinyan ?

Gaïdz Minassian : L’ensemble de la classe politique a été pris de court par la Révolution de velours, pas plus la FRA que les autres partis. Aucun n’était vraiment préparé à subir une telle révolution. Au début, les partis du gouvernement ont méprisé le mouvement de contestation populaire. Puis se rendant compte que le mouvement jouissait d’une base sociale croissante, ils ont dû s’adapter. La FRA a cherché à jouer un rôle d’intermédiaire entre le régime dont elle était le partenaire et le mouvement afin d’éviter un nouveau 1er mars. Certains y ont vu de l’opportunisme, d’autres une médiation sincère. Mais tout en cherchant à maintenir le cap du dialogue entre les différentes parties, la FRA a, en interne, enclenché un processus de transition post-Markarian (Hrand Markarian, secrétaire général du Bureau mondial de la FRA) car le navire prenait l’eau de partout. De Grèce, des Etats-Unis, d’Arménie et d’ailleurs, la contestation montait. Actuellement, tout l’enjeu du débat avec Nikol Pachinyan est de circonscrire la crise majeure de la FRA à la branche « hayastantsi » du parti afin d’éviter une contagion mondiale. Le Bureau mondial fait en sorte d’isoler, de contenir la branche « hayastantsi » du reste de l’écosystème dachnak dans la diaspora pour bien montrer que seule cette branche est « malade ». Cela lui permet aussi d’attribuer la responsabilité des déboires à la direction dachnak d’Arménie (Kerakouïn marmine). Crise locale ou crise globale ? Personnellement, je pense que la crise est globale.

NAM : Pour quelle raison Hrand Markarian ne participe plus aux négociations avec le premier ministre Nikol Pachinyan ?

G. M. : Tout simplement parce qu’il y a un déficit de confiance entre Nikol Pachnyan et Hrand Markarian. Hrand Markarian paye sa proximité avec l’ancien régime (Robert Kotcharian et Serge Sarkissian). Il a facilité l’intervention télévisée de Robert Kotcharian sur Yerkir TV, une chaîne affiliée à la FRA, à sa sortie de prison en août 2018, alors que la moindre des choses aurait été d’interviewer l’ancien président par plusieurs médias dont ceux de l’opposition. D’autres dirigeants de la FRA ont pris le relais dans les négociations avec Nikol Pachinyan, comme Mourad Papazian (France) et Spartak Seyranian (Arménie). Je ne serai pas surpris d’apprendre que d’autres dirigeants du parti demandent à rencontrer Nikol Pachinyan, comme aux Etats-Unis ou au Liban, où le premier ministre va se rendre prochainement. A chaque fois, on apprend qu’une rencontre entre Nikol Pachinyan et une délégation de la FRA a eu lieu. La transition post-Markarian est vraiment irréversible.
Il y a aussi un risque pour le Bureau mondial d’être critiqué pour son ingérence dans les affaires d’une branche du parti, alors que la FRA se fonde en théorie sur une large décentralisation. En Arménie, tous les partis politiques savent que la force de la FRA, c’est son réseau dans la diaspora. Donc, pour éviter les problèmes avec la diaspora, mieux vaut être en bons termes avec le parti Dachnak. Les Dachnaks, quant à eux, ont besoin de deux clarifications avant d’apporter leur soutien à Nikol Pachinyan : la première renvoie aux liens éventuels entre le nouveau régime et Levon Ter Petrossian. La FRA est hantée par un éventuel come back de Levon Ter Petrossian, dont les 7 ans au pouvoir ne sont pas sans excès, ni reproches. Si Nikol Pachinyan donne à la FRA des garanties qu’il s’est totalement libéré de la tutelle de cet ancien président, alors il pourra réellement s’appuyer sur elle. La deuxième clarification renvoie à l’usage des institutions par le premier ministre aujourd’hui démissionnaire. La FRA n’a jamais été à l’aise avec des mouvements populaires incarnés par un homme. Elle se méfie des dérives populistes, même si certains de ses dirigeants trempent eux-mêmes dans le populisme. Et pour l’instant, Nikol Pachinyan est populaire, pas populiste.

NAM : Pour quelles raisons la FRA a-t-elle soutenu les régimes de Kotcharian et de Serge Sarkissian ?

G. M. : Depuis 20 ans, la FRA pensait que son capital collectif était suffisamment fort pour changer la culture politique de la République d’Arménie. En tant que parti fondateur de la Ire République et principale force politique dans la diaspora, la FRA pensait que les choses allaient progressivement tourner en sa faveur autour de son mariage avec l’Etat-nation. A partir de ce constat, les deux éthiques dont parle le sociologue Max Weber ont cohabité au sein du parti.
D’un côté, le camp du pouvoir ou l’éthique de responsabilité, à savoir l’intégration en Arménie par le haut d’un appareil d’État, ici corrompu, les coalitions gouvernementales et les connivences avec les autorités dans les affaires et les privilèges. Dans un Etat où la corruption est endémique, décider de participer au pouvoir, c’est s’exposer à ce fléau, voire être fataliste et accepté d’en être porteur. De l’autre, le camp des valeurs ou l’éthique de conviction, à savoir le refus du pouvoir pour la sauvegarde du patrimoine dachnak, ses principes moraux et le basculement du parti dans l’opposition.
Le camp du pouvoir brandissait comme résultats la réforme constitutionnelle en faveur du régime parlementaire, l’annulation des protocoles Turquie-Arménie et le prolongement dans la diaspora de la diplomatie d’Arménie. Le camp des valeurs lui répondait : corruption, émigration, autoritarisme du régime et autonomisation de la diaspora par rapport aux régimes Kotcharian-Sarkissian. Mais ces deux approches dachnaks ont oublié l’essentiel : la société civile et la démocratie,que la Révolution de velours va incarner. D’où l’impression que la FRA est subitement devenue hors-sol en Arménie, comme si la Révolution avait tiré le tapis de velours sous les pieds des dirigeants du parti.
Au camp du pouvoir, il aurait fallu lui dire que la FRA aurait dû intégrer la République d’Arménie par le bas (société) et non par le haut. Cela aurait éviter les déboires que l’on sait. On peut même affirmer que si la FRA avait choisi de pénétrer l’Etat par la société, elle aurait pu être en quelque sorte à la tête de cette Révolution de velours, dont les valeurs reflètent parfaitement l’éthique défendue par le Dachnaktoustioun. Même le « parti des Enragés du Sassoun » est d’inspiration dachnak, au point que des observateurs les qualifient de néo-dachnaks en Arménie. D’autres observateurs ont même été jusqu’à penser que les résultats dont le camp du pouvoir de la FRA se vante auraient tout de même été obtenus sans elle : Serge Sarkissian a utilisé après deux mandats la réforme de la Constitution pour ses intérêts personnels, non par conviction parlementariste. Serge Sarkissian a instrumentalisé les protocoles Turquie-Arménie pour obtenir une légitimité internationale qu’il n’a jamais eu en raison de son élection controversée en 2008. Depuis 2016, ces protocoles ne lui étaient d’aucune utilité, d’autant que la Turquie d’Erdogan s’était radicalisée.

Au camp des valeurs, il aurait aussi fallu lui dire que la FRA aurait dû choisir la voie de la démocratie et du réel et non celui du mémorialisme, de l’idéologie nationale ou du messianisme moralisateur. Car l’Arménie ne manque pas d’ingrédients nationaux, mais au contraire d’universalisme et d’ouverture. Les deux ont perdu et les militants qui sont restés en dehors de ces luttes de pouvoir sont désemparés.

NAM : Justement depuis quelques mois sur les réseaux sociaux et les sites d’informations, on note de plus en plus de contestations internes. Pour un parti où la discipline est une tradition, le phénomène est peu courant. Qu’est-ce que cela traduit ?

G. M. : D’abord, les militants n’ont pas que la communication interne du parti pour s’informer, ils sont ouverts à la mobilité (se rendre en Arménie) et aux nouvelles technologies (Internet, réseaux sociaux), cela contourne la voix officielle. Ensuite, les militants ont vu sous leur yeux les abus du régime dont la FRA était le partenaire gouvernemental. Ils se sont peu à peu auto-neutralisés par discipline mais n’en pensaient pas moins. Enfin, les militants voient très bien que les critiques à l’égard du parti ne relèvent pas d’un anti-dachnakisme sinon illusoire du moins exagéré. Ces critiques leur semblent légitimes.

NAM : Sur les réseaux sociaux, on lit également de fortes critiques à l’égard de la FRA, qualifiée de « traîtres » ? Comment l’expliquez-vous ?

G. M. : Effectivement, j’ai également lu les mêmes horreurs que vous. C’est le résultat d’une combinaison à trois clés. La première, c’est l’ignorance et l’absurdité. Si la FRA est « un parti de traîtres », alors tous les fedaïs du XIXe-XXe siècles, les intellectuels de l’époque comme Daniel Varoujan, Sciamanto, mais aussi les Soghomon Tehlerian et les combattants morts dans la guerre du Karabakh entre 1989 et 1994 seraient donc des traîtres ?! La deuxième, c’est l’héritage entêté d’une éducation communiste en Arménie. Il resterait dans l’inconscient collectif, dans la transmission familiale d’Arméniens, un fond de rejet du Dachnaktsoutioun. De même qu’il existe dans la transmission familiale des rangs dachnaktsagans un fond de rejet du communisme. Cela me fait dire que pour sortir de ce manichéisme puéril, il faut insister sur l’éducation et la création d’un nouveau programme d’histoire contemporaine dans les écoles arméniennes, en Arménie comme dans la diaspora. Il faut promouvoir l’esprit critique pour faire de bons citoyens, pas la reconduite du discours officiel propre aux régimes autoritaires. Enfin, troisième clé, inscrite de façon encore plus profonde dans l’histoire, le legs du système des dynastes tiré de l’époque médiévale, qui avait pour particularité d’institutionnaliser la trahison de grandes familles contre la royauté. Autrement dit, il était normal, légitime de trahir le roi. Les exemples dans l’histoire arménienne sont légions. Et à partir du moment où ces pratiques politiques ne suscitent aucune dénonciation et s’inscrivent dans l’histoire sur le temps long, il ne faut pas être surpris d’entendre au XXIe siècle ces propos à l’emporte-pièce. Il y a suffisamment de problèmes à l’extérieur, n’en rajoutons pas à l’intérieur.

NAM : Que reste-t-il dans la FRA d’aujourd’hui de ses origines, de ses fondamentaux ?

G. M. : D’abord, l’idéal dachnaktsagan est en partie réalisé, l’Arménie est libre et indépendante depuis 27 ans et tous les symboles portés à bout de bras par des générations de militants dévoués mais moqués durant 70 ans de soviétisme sont officialisés dans la République d’Arménie (hymne, drapeau, armoiries). Mais aujourd’hui, la boîte à outils de la FRA est vide. Il n’y a ni boîte, ni outils. Il faut donc en fabriquer de nouveaux. Ensuite, il reste une pensée stéréotypée, mémorielle comme si la pensée dachnaktsagane était figée dans une autre temporalité. Or, le réseau dachnak présent dans 40 pays n’utilise pas toutes ses ressources pour alimenter la réflexion et la réactualiser. Enfin, il lui faut sortir du maximalisme, rompre avec l’entre-soi et l’auto-congratulation, l’hubris. Retrouver les voies de la modestie, car on a besoin d’une FRA tournée vers la modernité et l’ouverture.

NAM : Dans quelques semaines, la FRA va tenir son 33e congrès mondial en Arménie. A quoi peut-on s’attendre, selon vous ?

G. M. : D’abord de vives explications sur le bilan de ces 20 années de participation au pouvoir, sinon des 30 années de retour du parti en Arménie. A propos des révélations sur la corruption de l’ancien pouvoir, soit la FRA était au courant des abus du régime et elle en est complice. Soit la FRA ne l’était pas et elle est donc naïve. Mais quoi qu’il en soit, le congrès cherchera des responsables et devra tourner la page des ces 20 dernières années de stratégie hasardeuse du parti de gouvernement. Mais existe-il une alternative à Hrand Markarian ?
Ensuite, il va falloir réinventer un écosystème dachnaktsagan, comme un Dachnak 2.0 ou 3.0 dans un monde globalisé. Il faudra penser à l’horizontalité du système, mettre en relation les différentes branches du parti dans le monde, sortir du centralisme démocratique où tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains du Bureau mondial à la tête d’une pyramide où l’information est totalement contrôlée. Beaucoup d’innovations peuvent avoir lieu sans changer l’ossature du parti. Rendez-vous compte, le fonctionnement actuel du parti remonte à 1898, à une époque où la FRA était persécutée par les Empires russe et ottoman. Aujourd’hui, l’Arménie est indépendante et la FRA continue de fonctionner dans un culte du secret qui ne fait que susciter la méfiance.
Enfin, à l’image des autres partis socialistes dans le monde entier, il faudra apporter une clarification idéologique : la FRA est-elle un parti de gauche progressiste ? Si elle est de gauche, comment expliquer qu’en presque 20 ans de participation au pouvoir, la FRA n’a jamais réussi à imposer la moindre mesure de justice sociale alors qu’elle a souvent occupé la tête de 3 ministères à dimension « sociale » ? Bref, la FRA doit surmonter une crise politique, une crise de leadership et une crise de projet.

NAM : En tant qu’organisation politique, la FRA, présente en Arménie, a participé au gouvernement et jouit d’une structuration importante dans la diaspora. Peut-elle faire cohabiter Etat et mondialisation ?

G. M. : C’est tout l’enjeu du lien Arménie-diaspora depuis au moins 30 ans. La FRA court un sérieux risque de disparaître du prochain Parlement, qui selon les prévisions du premier ministre, devrait être renouvelé après les élections législatives anticipées de décembre 2018. Si c’était le cas, ce serait regrettable car cette organisation constitue une importante passerelle entre l’Arménie et la diaspora mais ce serait aussi la fin de 30 ans d’expérimentation politique en Arménie. En fait, ces 3 décennies sont marquées par un triple décalage entre les organisations de la diaspora en général et la FRA en particulier, et l’Arménie.
Premier décalage : le modèle dachnak qui a été transféré en Arménie au moment de la chute de l’URSS était un modèle tiermondiste d’inspiration moyen-orientale depuis les années 1960-1970, alors que le monde basculait dans la globalisation et que l’Arménie s’ouvrait sur l’Europe.
Deuxième décalage : la structure dachnak qui a été créée en Arménie a intégré directement dans sa hiérarchie des individus issus de la société soviétique, sans la moindre connaissance des us et coutumes de la FRA. Si bien qu’en quelques années, on a vu des anciens apparatchiks du Parti communiste d’Arménie et des déçus du MNA se retrouver à la tête du parti, voire au Bureau mondial dès 1992 alors que selon les statuts de la FRA, il faut 15 ans d’ancienneté pour porter sa candidature au Bureau. D’où un décalage entre les dachnaks de la diaspora et ceux d’Arménie, dont les relations de connivences avec les régimes successifs en Arménie (de Ter Petrossian à Serge Sarkissian) étaient inconnues de la part des militants. La logique aurait voulu que la branche hayastantsi de la FRA intègre progressivement le parti, un peu sur le modèle de l’Internationale socialiste, avec différents statuts d’intégration (invité, observateur, membre facultatif, membre de plein droit). On aurait ainsi évité pas mal de déconvenues.
Enfin, troisième décalage, le modèle des organisations arméniennes de la diaspora - dont la FRA, le Hentchakian, les Ramgavar, l’UGAB, etc. - est traditionnel et communautaire alors que l’Arménie est une société qui se moderniste, s’autonomise et se globalise. D’où le choc entre une approche communautariste et une approche nationale. Jamais les organisations de la diaspora n’ont réussi à se libérer du communautarisme pour gagner le seuil national. Si bien qu’elles sont restées des organisations au mieux pan-communautaires mais ont encore du mal à devenir des organisations pan-nationales, alors qu’elles en ont réellement les moyens, notamment la FRA.

par Ara Toranian le samedi 20 octobre 2018

© armenews.com 2018

Si tu vois la beauté - Avec une écriture invisible - Si tu regardes - Avec les cartes - N. Lygeros


Si tu vois la beauté

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.- M. Bras

Si tu vois la beauté
de la vérité
l’humanité
de l’oeuvre
te touchera
et tu découvriras
des aspects cachés
auxquels tu n'avais pas 
fait attention
parce que tu regardais
des détails
sans substance
car
jamais
tu n'avais osé
faire face
au nu.

*****
Avec une écriture invisible

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.- M. Bras

Avec une écriture invisible
J'ai modelé
ton histoire
pour que tu n’oublies pas
la valeur
qu’elle a
pour la suite
de l’oeuvre
qui veut
une vie
transcendante
pour le futur
et cherche
la substance
du passé
pour surmonter
même
la mort
du corps
mais pas
de l'esprit.

*****
Si tu regardes

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.- M. Bras

Si tu regardes
seulement
le thème
de l'Allemagne
et n'étudies 
jamais
l'influence
de l'empire austro-hongrois
il n'est pas question
alors
de comprendre
les questions centrales
des Balkans
et moins
encore
les diagonales
qui vont jouer
activement.

*****
Avec les cartes

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.- M. Bras

Avec les cartes postales
et les robes
traditionnelles
tu vois
un autre regard
du peintre
qui fait attention
à chaque détail
parce qu’il veut
poursuivre
la tradition
sans jamais
l’abâtardir
car
il sait
que c’est ce que
veut
l'Humanité.

vendredi 19 octobre 2018

Brexit, U.E. et accès à l'Atlantique - N. Lygeros


Brexit, U.E. et accès à l'Atlantique

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras

Le problème du Brexit ne concerne pas seulement le Royaume-Uni, mais également la structure de l'Union Européenne. Plus spécifiquement, l'évolution structurelle de l'Union Européenne est basée sur des concepts topologiques tels que l'évitement de trou, c'est-à-dire une zone non contrôlée par la superstructure. Elle cherche toujours également à minimiser les frontières et à maximiser la surface au sens de problème isopérimétrique. Cette approche explique l’intégration simultanée du Royaume-Uni et de l’Irlande, de l’Espagne et du Portugal, voire des États baltes. Nous devons de même reconnaître que ces concepts relèvent du concept topostratégique qui renforcent la grande stratégie de l'Union Européenne. L’une de ses données est l’accès à l’océan Atlantique, avec lequel elle combine l’approche de l’OTAN puisque c’est l’océan qui est au centre de cette superstructure. Avec le front unique de la France, de la Belgique, de l’Allemagne et du Danemark, l’Union européenne devait éviter l’obstacle britannique sur le front atlantique et pour cette raison, elle l'a intégrée en 1973 à l'Union Européenne en 1957 pour passer à 9 membres. Maintenant, avec le Brexit, non seulement la question de l'Irlande du Nord se pose, mais également celle de l'accès à l'océan Atlantique. C’est pourquoi l'Union Européenne ne rendra la tâche aisée au Royaume-Uni sur aucun point. Quand elle annonce qu'elle considérera les Européens comme d'autres immigrés et rien de plus, il devient évident que les Européens vont remettre le Premier ministre britannique à sa place et lui demander de reconsidérer ses positions, car il n’est pas question de saper le marché intérieur ni de laisser l'Irlande à la grâce de Dieu. Ainsi la grande stratégie constitue donc la toile de fond des débats, qui ne peuvent être seulement superficiels et uniquement superficiels, en raison de l’importance stratégique du dossier pour l’avenir de l’Union Européenne tant qu’il n’y a pas de deuxième référendum.

jeudi 11 octobre 2018

Vidéos St Vartan Armenian Cathedral / New York - Poème : Seule la dignité humaine - N. Lygeros





Seule la dignité humaine

N. Lygeros


Seule la dignité humaine
est importante
dans ce combat
qui concerne
directement
les Droits
de l’Humanité
aussi
ne sois pas surpris
si nous continuons
de protéger
les innocents
où qu’ils soient
sur la planète
car c’est notre rôle
de Serviteur.

lundi 8 octobre 2018

Aznavour - Après qu'ait effleuré - Le fantasme - N. Lygeros


Aznavour

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras


Aznavour
est considéré
à partir de maintenant
Juste
d'Arménie Occidentale
pour l'ensemble de l’oeuvre
qu’il a produite
et pour la reconnaissance
du génocide
des Arméniens
à travers
sa lutte
mais aussi
pour chacun

*****
Après qu'ait effleuré

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras

Après que l'essence de vie
ait effleuré
la délicatesse
de la peau
le créateur de lumière
étendit l’oeuvre
sur les délicates
courbures
qui cherchaient
avec passion
l'horizon
du ciel
pour qu’il ne fasse
qu’un avec la peau
qui était hydratée
afin de changer
sa texture
et se transformer
en une embrassade 
d'harmonie.

*****
Le fantasme

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras

Le fantasme
peut provoquer
mais la plasticité
surmonte
chaque difficulté
et concrétise
à sa manière
non seulement
le thème 
mais aussi la variation
pour qu’apparaissent
toutes les expressions
et les exécutions
d’une même
partition
et qu’ainsi
la composition
devienne
un acte
d'amour


dimanche 7 octobre 2018

Aznavour - N.Lygeros





Aznavour

N.Lygeros


 Aznavour 
est considéré 
maintenant 
comme Juste
en 
Arménie occidentale 
pour tout le travail 
qu'il a fait 
pour la reconnaissance 
du génocide 
des Arméniens ....

(Traduction partielle google)

Regarder la carte N. Lygeros



Regarder la carte

N. Lygeros


Regarder la carte permet de 
ne pas oublier 
qu'un génocide 
peut en cacher d' autres 
alors ne donnez pas 
l'importance 
à un seul, 
mais à tous 
parce que tous ont frappé
 l' humanité 
 non seulement des innocents  ;
chaque vie
que vous sauvez 
(concerne toute
la planète)

(Traduction google approximative)

mardi 2 octobre 2018

Armenweb


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Sa jeunesse - Charles Aznavour - Natacha Melkonian


Je savais que cela arriverait, je savais que vous n’étiez pas éternel. Sans vous en rendre compte, vous avez pris une place énorme dans ma vie, j’ai grandi avec votre musique, j’ai chanté, ri, pleuré, partagé parmi les plus beaux moments avec mon papa sur vos chansons. Elles représentent tellement de souvenirs, de vie et de tendresse... et elles en représenteront encore bien d’autres; La musique vit bien au delà du temps qui passe! 
Merci, Monsieur Aznavour, bon voyage au bout de la terre, au pays des merveilles! 💫
սիրով

Sa jeunesse - Charles Aznavour


Lorsque l'on tient, 
Entre ses mains, 
Cette richesse, 
Avoir vingt ans, 
Des lendemains pleins 
De promesses, 
Quand l'amour 
Sur nous 
Se penche, 
Pour nous offrir 
Ses nuits blanches, 
Lorsque l'on voit, 
Loin devant soi, 
Rire la vie, 
Brodée d'espoir, 
Riche de joies, 
Et de folies, 
Il faut boire jusqu'à l'ivresse 
Sa jeunesse. 
Car 
Tous les instants, 
De nos vingts ans, 
Nous sont comptés, 
Et, jamais plus, 
Le temps perdu, 
Ne nous fait face, 
Il passe, 
Souvent en vain, 
On tend les mains, 
Et l'on regrette, 
Il est trop tard, 
Sur son chemin rien ne l'arrête, 
On ne peut garder sans cesse, 
Sa jeunesse. 
Avant que de sourire, 
Et nous quittons l'enfance, 
Avant que de savoir, 
La jeunesse s'enfuit, 
Cela semble si court, 
Que l'on est tout surpris, 
Qu'avant que de comprendre, 
On quitte l’existence. 
Lorsque l'on tient, 
Entre ses mains, 
Cette richesse, 
Avoir vingt ans, 
Des lendemains pleins 
De promesses, 
Quand l'amour, 
Sur nous, 
Se penche, 
Pour nous offrir, 
Ses nuits blanches, 
Lorsque l'on voit, 
Loin devant soi, 
Rire la vie, 
Brodée d'espoir, 
Riche de joies, 
Et de folies, 
Il faut boire jusqu'à l'ivresse, 
Sa jeunesse. 
Car, 
Tous les instants, 
De nos vingt ans, 
Nous sont comptés, 
Et, jamais plus, 
Le temps perdu, 
Ne nous fait face, 
Il passe, 
Souvent en vain, 
On tend les mains, 
Et l'on regrette, 
Il est trop tard, 
Sur son chemin rien ne l'arrête, 
On ne peut garder sans cesse, 
Sa jeunesse.

lundi 1 octobre 2018

Charles est parti - La sensibilité - Tu étais Arménien - N. Lygeros




Charles est parti

N. Lygeros

Charles est parti
après 94 printemps
d’une vie extraordinaire
où il avait dépassé
toutes les difficultés
pour raconter
grâce à sa voix
son monde poétique
à des sociétés
si indifférentes
à la souffrance
de l’Humanité
et transformer
les innocents
en Justes
sans jamais
s’agenouiller
devant la barbarie
et l’injustice.

*****
La sensibilité

N. Lygeros

La sensibilité
de Charles Aznavour
a été capable
de soulever
l’Ararat
pour montrer
aux indifférents
la barbarie
du génocide
des Arméniens
alors ne le vois pas
seulement
comme un artiste
ou un chanteur
car c’est un Juste
qui nous a quittés
aujourd’hui
pour appartenir
complètement
à l’Humanité.

*****
Tu étais Arménien

N. Lygeros

Tu étais Arménien
et pour cela
tu as compris
la souffrance
des Tziganes
face à l’horreur
de la solution finale
aussi dés que tu as pu
tu as chanté
avec la voix
de ce peuple
pour qu’il ne sombre
dans l’oubli
des sociétés
car il appartenait
comme tous les innocents
à l’Humanité.

*****