vendredi 12 décembre 2014

Noël, bientôt

L'arbre de Noël

Le sapin de Nordman (Abies nordmanniana) est l'arbre de Noël qu'il faut pour paraître à la mode.
Cet arbre est originaire du Caucase occidental et d'Arménie où il forme des forêts pures à des altitudes variant de 400 à 2000 m. On en trouve dans certains de nos parcs de forme très régulière ; il peut atteindre plus de 30 m de hauteur, certains arrivent même à 60 m dans leur zone d'origine. Sa forme conique est parfaite. Autre avantage, ses aiguilles brillantes, vertes foncées sur le dessus et marquées de deux stries blanches au dessous durent longtemps sans sécher ni tomber.
Cet arbre serait presque parfait - si ce n'est son parfum moins prononcé que celui de l'épicéa. Autre désavantage, sa croissance est plus faible sur les jeunes plants ce qui rend son prix  de revient plus élevé. 

Sa décoration : chacun laisse libre cours à son imagination




Arrive la veillée de Noël

Surtout, en faire une belle fête, c'est le moment de penser à nos traditions en invitant autour de la table la famille et ceux que l'on aime, en mettant les petits plats dans les grands ou très simplement. Tout est possible ce soir-là. Et surtout prévoir généreusement tous les mets que l'on offrira :

En premier lieu, les mézés : soudjoukh, pasterma, dolma, tourchi, beurek, pour se mettre en appétit. 
Viendront ensuite les keuftés accompagnés de bamias ou de boulghour mêlé de vermicelle très fin.
Enfin, les desserts :
anouch abour aux noix et à la cannelle, les pakhlavas, khadaïfs baignant dans le sirop au miel... Et toute la soirée, même après que Gaghant baba (Père Noël) soit passé, les fruits secs que l'on grapille, les oranges et les mandarines jusqu'à très tard...

d'autres détails ici :

 http://dzovinar.blogspot.fr/2014/01/traditions-armeniennes-sourp-tzenount.html



**Traditions de Noël chez nos amis grecs**


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Dans la journée du 24, les enfants passent de maison en maison pour recueillir les friandises en chantant les "Kalanda" en s'accompagnant d'un triangle



 sur lequel ils marquent la mesure. Les mères préparent le "christos pomo" gâteau qui sera dégusté le lendemain.

Le soir, le bateau 

 - qui symbolise les besoins essentiels que sont le commerce et la liaison entre les îles - est remplacé par le sapin, dans la pièce où l'on prendra un repas léger.
 Les cadeaux sont offerts le 1er janvier qui coïncide avec la fête d'aghios Vassili (St Basile).
La veille, les enfants auront réitéré l'opération "Kalanda", puis placé leurs chaussures aux fenêtres, dans l'attente du passage d'aghios Vassili.
 Au retour de la messe de minuit, le père ou l'aîné des enfants lance une grenade (fruit !) à l'intérieur de la maison en faisant le souhait que les mille éclats du fruit apportent richesse, chance et fécondité. Puis il prend soin d'entrer du pied droit !
 C'est le moment du partage de la "vassilopita" dont la première part est réservée à Vassili...

D'autres précisions, variantes, plus complètes ici : 




Pari Gaghant !
Kala Christouyenna !
Joyeux Noël !
Bon Nadal !
Merry Christmas !
Fröhliche Weihnachten !
etc ...

4 commentaires:

  1. Une belle découverte que de lire ce billet. La liste alimentaire festive est de la poésie à mes oreilles. Miam! Belle journée.

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  2. Tant mieux ! Mais il faudra un jour y goûter !

    Merci. A bientôt !

    Bises

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  3. J'aime beaucoup le boulghour avec les vermicelles fins et des oignons et tu me donnes envie d'en faire pour ce soir. Mais j'aime aussi tout le reste !-o Il y avait aussi des topiks et des mantis. Miam.
    J'ai passé plusieurs Noël avec mes amis et c'était toujours tellement chaleureux et je me souviens aussi de la coutume du sel.
    Belle soirée Dzovinar.
    Batchigs.

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  4. Bonsoir Mireille. Les noëls arméniens resteront liés à mon enfance et je ne peux les évoquer sans nostalgie. D'autres noëls ont suivi : ceux de ma vie de mère où mes propres enfants ont connu à leur tour la saveur de ces fêtes qui marquent de leur sceau de douceur le chemin de l'enfance. Ainsi va la vie qui laisse en chacun de nous les souvenirs des bonheurs d'antan mais aussi les regrets de ce qui n'est plus. Je t'embrasse chère Mireille et suis heureuse de partager ces coutumes dont tu connais déjà bien des secrets.Porte-toi bien mon arménienne de coeur !

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