mardi 3 février 2015

Voyage, voyage ... (2) Olympie (Grèce)

Pour les amoureux des vieilles pierres
le site fabuleux d'Olympie, situé à quelques kilomètres de Katakolon.

Ce site fascinant a été découvert au 19e siècle par des archéologues allemands.
Olympie où, pendant plus d'un millénaire, les anciens grecs se rassemblaient tous les quatre ans pour célébrer les jeux sacrés dédiés à Zeus.
 C'est de ce lieu que part, aujourd'hui, la flamme olympique à destination de la ville qui accueille l'événement.
 Classé au patrimoine mondial de l'Unesco, il comprend de superbes curiosités : le Temple de Zeus, un gymnase, un hippodrome et un stade pouvant accueillir jusqu'à 40 000  spectateurs ! 

Ci-dessous, quelques images des ruines devenues célèbres du sanctuaire où étaient organisés ces événements sportifs.










Le Musée archéologique moderne est également célèbre : il abrite des pièces précieuses, des sculptures classiques et romaines, parmi lesquelles la célèbre victoire ailée de Nike (se prononce Nikè).


Au Musée d'Olympie

 Autre représentation
et la Victoire de Samothrace (Musée du Louvre)


Evidemment, j'ai une tendresse particulière pour cette déesse de la victoire qui mérite de plus amples commentaires ...

  " Les types de la victoire dans l'art grec"

"Les plus anciennes représentations de la Victoire (Nikè), dans l'art grec, rappellent le type de l'Artémis ailée d'Asie Mineure, dite Artémis persique. Vraisemblablement elles dérivent de ce modèle oriental, dont l'art ionien des VIIe et VIe siècles avait répandu des variantes dans tout le monde grec et jusqu'en Etrurie. Il y eut, ce semble, un dédoublement de l'Artémis-Nikè, comme il y eut plus tard en Grèce dédoublement d'Athèna-Nikè ; et le motif qui exprimait l'antique domination sur les animaux servit à symboliser les victoires des hommes. Mais, tandis qu'Artémis était en général figurée dans une attitude d'immobilité ou de démarche lente, Nikè fut représentée dans l'attitude du vol. Qui lui donna le premier des ailes et créa ce type immortel de la Victoire ailée ? Est-ce un peintre ou un sculpteur ? Les anciens eux-mêmes ne s'accordaient pas sur ce point. Les uns tenaient pour le peintre Aglaophon de Thasos, les autres pour un sculpteur ionien de la première moitié du VIe siècle, Archermos de Chios. Il est certain que les savants de Pergame connaissaient une Nikè volante d'Archermos et la considéraient comme le prototype de la Victoire dans l'art plastique. Deux monuments d'une importance capitale, découverts à Délos dans le téménos d'Artémis, confirment avec éclat leur témoignage. Ce sont : 1° une statue de femme ailée, plus petite que nature, en marbre, qu'il y a tout lieu d'identifier avec Nikè ; 2° les fragments d'une base de même marbre, mentionnant le nom d'Archermos et le louant de ses inventions ingénieuses. Que cette base ait appartenu à la statue, comme il paraît vraisemblable, ou que la statue ait simplement servi d'acrotère au vieil Artémision, il est difficile de ne pas revendiquer la Nikè délienne pour l'école de Chios ; car elle se rattache manifestement à la grande lignée de l'Artémis ionienne, et les modèles d'Ionie étaient familiers à cette école. Les ailes recourbées de Nikè, comme celles d'Artémis, devaient s'éployer avec symétrie autour du buste. Des ailettes se fixaient aux chevilles. Pour exprimer la rapidité de l'élan, la jambe droite se fléchissait à demi, dégagée de la tunique à la hauteur du genou, et la jambe gauche se courbait énergiquement vers le sol. Le bras droit, lancé en avant et relevé afin de s'encadrer dans le retroussis de l'aile, accompagne le mouvement du corps ; l'autre, pour équilibrer le geste, s'appuie à la saillie des hanches. Enfin il faut restituer à la déesse ses pendeloques d'oreilles, les fleurons de bronze doré qui décoraient son large diadème, toute une polychromie qui est encore visible sur son corsage sans plis et sur la bordure de son chiton. Tenait-elle dans la main droite un attribut ? Cet attribut pourrait être la couronne destinée au vainqueur ; déjà la couronne apparaît entre les mains de Nikè sur un plat estampé de Caeré, où son image trahit l'influence du type créé par Archermos, et sur une coupe archaïque, où Nikè se profile à grand vol derrière un jeune cavalier. Peut-être aussi, à en juger par ce même plat de Caeré, où la déesse semble tenir également un petit quadrupède, par un alabastre de Camiros et par une amphore plus récente, signée de Nicosthénès, Nikè conserva-t-elle un certain temps les attributs de l'Artémis souveraine des bêtes. Près de la jambe gauche de la Nikè d'Archermos, on a proposé de restituer un lion." ....

Pour la petite histoire 

Le logo de la marque Nike a été crée en 1971 et son nom provient de Niké : la déesse grecque.

Ce logo en virgule, baptisé le Swoosh, a été créé par Carolyn Davidson comme une représentation stylisée de l'aile de la déesse... 



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