jeudi 21 mars 2019

Les manuscrits du temps - Écorce d'eucalyptus - On entend du bruit. - La sagesse du château - Le voyage du pont -



Les manuscrits du temps

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.- M. Bras

Sur l'île de Koukoumitsa, près du château de Vonitsa.

Clio: Quand est-il venu ici?
Uranie: Un jour de ciel bleu où pleuraient les pierres.
Clio: Que voulait-il?
Uranie: Je ne sais pas exactement. Mais avant d'arriver sur l'île...
Clio: Qu'a-il fait?
Uranie: Il est monté sur le pont de pierre.
Clio: N’est-ce pas le seul passage?
Uranie: Il est littéralement monté. Sur cet arc...
Clio: Montre-moi exactement ce qu'il a fait ...

Uranie fait quelques mouvements en silence.

Uranie: Quelque chose comme ça.
Clio: Vers où a-t-il regardé?
Uranie: Vers le château au début.
Clio: Et ensuite?
Uranie: Vers notre petite île.
Clio: Sans rien dire?
Uranie: Il mesurait la terre.
Clio: Du regard.
Uranie: Oui, exactement.
Clio: Cela est donc arrivé avant...
Uranie: Ensuite il est allé à la chapelle.
Clio: Mais toi, comment le sais-tu?
Uranie: J'étais ici avec Euterpe et Terpsichore.
Clio: La promenade dominicale j’imagine.
Uranie: Un peu après l'église.
Clio: Dis-moi ce qui s'est passé.
Uranie: Nous, nous partions de l'autre côté. Et lui est allé immédiatement à l'église. Silence.
Clio: De Saint Nectaire ... Un temps. Mais pourquoi ?
Uranie: Seulement elle était fermée.
Clio: Cela ne m’étonne pas.
Uranie: Mais elle, elle est restée immobile, comme tu sais.
Clio: Il a du être déçu.
Uranie: Je ne pense pas ... Il avait vu sa pente...
Clio: Mais il a essayé une fois de plus.
Uranie: Probablement pour voir si ça pouvait se débloquer.
Clio: C'était le premier signe pour toi.
Uranie: C’est juste, et pour Euterpe.
Clio: Oui, la cloche a retenti hors du temps.
Uranie: Oui, quelque chose comme ça.
Clio: C'est parce qu'elle ne sait pas.
Uranie: Quoi donc?
Clio: Pour les manuscrits du temps.

Les deux commencent leur promenade sur l'île ...


Écorce d'eucalyptus

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.- M. Bras

Dans la grande salle du château.

Calliope: Tu n’as pas encore allumé la cheminée?
Euterpe: Il faudrait?
Calliope: Bien sûr. Il viendra aujourd'hui.
Euterpe: Je ne le savais pas. J’apporte du bois ?
Calliope: C’est fait depuis hier. Mais regarde d'abord ce que j'ai trouvé.
Euterpe: Qu'est-ce que c'est?
Calliope: Une écorce d’Eucalyptus ...
Euterpe: Et que vas-tu en faire?
Calliope: La lui donner. Pour écrire ...
Euterpe: Pour écrire quoi?
Calliope: Tout ce qu'il veut. Pourvu que ce soit un poème.
Euterpe: Et pourquoi un poème?
Calliope: Pour exprimer l’essentiel.
Euterpe: Et s'il ne veut pas?
Calliope: Il voudra.
Euterpe: Il veut toujours.
Calliope: Cela te plaît?

Euterpe prend le morceau d'écorce dans ses mains.

Euterpe: Cela rappelle un vieux livre.
Calliope: C'est ce que je pensais aussi quand je l'ai trouvé..
Euterpe: Où l'as-tu trouvé?
Calliope: Sur notre petite île.
Euterpe: Je suis sûre qu'il aimera écrire à ce sujet. Tu as apporté de l'encre ? Je vais chercher du bois ...
Calliope: Non attends.
Euterpe: Que veux-tu?
Calliope: J'ai oublié de te dire quelque chose.
Euterpe: Dis-moi.
Calliope: Tu te souviens des pins?
Euterpe: Lesquels? Du château ou de l'île?
Calliope: De l'île.
Euterpe: Oui, bien sûr. Je les regarde chaque fois que nous allons faire une promenade.
Calliope: Moi aussi.
Euterpe: Et alors?
Calliope: Tu fais attention aux pommes de pin.
Euterpe: Il y en a trop.
Calliope: Je n'en ai jamais vu autant.
Euterpe: Que veux-tu dire?
Calliope: C'est comme s'ils se préparaient.
Euterpe: A quoi?
Calliope: A un nouveau combat.
Euterpe: Je ne te comprends pas.
Calliope: Ni moi, je ne sais pas bien ce que je dis. Juste une sensation.
Euterpe: Quand tu les as vus?
Calliope: Oui, à côté de la chapelle.
Euterpe: J'en ai vu aussi beaucoup ici, près de Sainte-Sophie.
Calliope: On nous dit quelque chose et nous n'entendons pas.
Euterpe: Lui verra et comprendra.
Calliope: Il entend aussi le silence.
Euterpe: Ne t'inquiète pas ... Un temps. Nous allons réussir.

On entend du bruit.


Les pieds dans le sable

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras

Sur la côte, en face de l'île de Koukoumitsa.

Terpsichore: As-tu appris les nouvelles?
Polymnie: Quelles nouvelles?
Terpsichore: Il viendra!
Polymnie: Vraiment?
Terpsichore: Comme je te vois et que tu me vois. Elle commence à danser.
Polymnie: Et toi, comment le sais-tu?
Terpsichore: Je l'ai vu sur la petite île.
Polymnie: Comment veux-tu que je te croie?
Terpsichore: Euterpe et Uranie étaient avec moi.
Polymnie: Maintenant d’accord. Et il vous a parlé ?
Terpsichore: Non.
Polymnie: Et vous, vous lui avez dit quelque chose?
Terpsichore: Nous parlions de nos affaires. En tout cas il nous a regardées.
Polymnie: N'est-ce pas étrange?
Terpsichore: Pourquoi? Nous étions chez nous. C'est lui l'étranger.
Polymnie: C'est vrai. Elle la prend par la main et elles dansent sur le sable, au bord de la mer. Elles s'arrêtent brusquement.
Terpsichore: Comme je suis heureuse!
Polymnie: Mais pourquoi?
Terpsichore: Parce que je sais qu’il va revenir.
Polymnie: Pour nous?
Terpsichore: Pour nous aussi.
Polymnie: C'est comme la vague de la mer.
Terpsichore: Une caresse sur les galets.
Polymnie: Et nous sommes les neuf galets.
Terpsichore: Un pentagramme, une clé et sept notes.
Polymnie: C'est aussi le silence de la composition.
Terpsichore: Et si c'était ici le pentagramme: notre rivage.
Polymnie: Alors notre mer serait l'instrument qui joue.
Terpsichore: J'ai hâte d'entendre sa composition.
Polymnie: Tu l’entends déjà la mer.
Terpsichore: Et cela lui plait ... Il l'a écoutée hier.
Polymnie: Tu l’as vu?
Terpsichore: Quand il s'est assis sur les rochers.
Polymnie: Ce n’est pas dangereux là-bas?
Terpsichore: C'est pour ça qu’il y était.
Polymnie: À la pointe de la lance.
Terpsichore: Où ailleurs?
Polymnie: Il voulait voir quelque chose.
Terpsichore: Je pense à l'entrée de l'île.
Polymnie: La fermeture du golfe.
Terpsichore: L'ouverture semi-fermée.
Polymnie: Comme la défense sicilienne.
Terpsichore: Comment cela t’est venu?
Polymnie: Avec la pensée latérale.
Terpsichore: Et s'il existe une autoréférence?
Polymnie: Alors l'univers de Gödel apparaîtra lui-aussi.
Terpsichore: Mais alors le temps?
Polymnie: Il ne sera plus linéaire.
Terpsichore: Tu m'as rappelé le Maître du temps.


La sagesse du château

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras

Dans Sainte Sophie, au château.

Erato: Quelque chose se passe aujourd'hui.
Melpomène: Tu veux probablement dire que quelque chose est arrivé hier et que quelque chose se passera demain.
Erato: Oui peut-être. Cependant, je ressens une préparation.
Melpomène: Enfin!
Erato: Enfin?
Melpomène: Cela doit arrêter le présent.
Erato: Pour qu’arrive le futur.
Melpomène: Il est arrivé hier et nous ne l'avons pas vu.
Erato: Nous n'étions pas préparées.
Melpomène: Tandis que maintenant...
Erato: Nous savons que nous ne savons pas.
Melpomène: Et cela change-t-il quelque chose?
Erato: Nous allons l’apprendre.
Melpomène: Comment?
Erato: Avec la sagesse du château.
Melpomène: Et l'intelligence de la tour.
Erato: Sans procès absurde.
Melpomène: De quoi parles-tu?
Erato: Je me suis seulement souvenu des ombres.
Melpomène: A l’heure du soleil ?
Erato: Pas de la tour.
Melpomène: Pourquoi les choses sont-elles si difficiles?
Erato: Parce qu’elles ne sont pas compréhensibles.
Melpomène: Que dit la sagesse?
Erato: Et l'intelligence.
Melpomène: Elles sont d'accord avec les couleurs.
Erato: Quelles couleurs?
Melpomène: De la mosaïque.
Erato: Il y en a même ici?
Melpomène: Partout où il y a la polychromie.
Erato: Tu dis qu’il est venu pour le palimpseste ?
Melpomène: Comment pourrait-il écrire autrement?
Erato: Et les pommes de pin?
Melpomène: Les prochaines générations.
Erato: Et nous?
Melpomène: Nous allons les soutenir avec son aide.
Erato: Encore une fois, n'est-il pas en retard?
Melpomène: Toujours en retard.
Erato: Il s'arrête là où c'est nécessaire.
Melpomène: Je ne veux tout simplement qu’il ne nous oublie pas ici.
Erato: Il n'oublie personne et encore moins nous.
Melpomène: Comment en es-tu si sûre?
Erato: Je ne suis pas sûre simplement je le vois.
Melpomène: Mais tu ne vois pas tout.
Erato: Ce que je vois est suffisant.
Melpomène: Car le temps est avec nous.
Erato: Parce que nous conservons les manuscrits.
Melpomène: La partition.
Erato: Sa composition.


Le voyage du pont

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras

Sur la petite île près du pont.

Thalie: Comment était la nuit?
Clio: Avec des étoiles dans la bouche... Silence. Tu sais...
Thalie: Je sais. Tu souris... Un temps. Le lendemain est arrivé.
Clio: Oui, il est venu.
Thalie: Et le manuscrit?
Clio: Il a plus de pages.
Thalie: Il les a écrites avec toi?
Clio: Il ne pouvait pas faire autrement.
Thalie: C'est ça!
Clio: C'est cela l'histoire.
Thalie: Et maintenant?
Clio: Maintenant n’existe pas, seulement l’après.
Thalie: Comment vit-on l’après?
Clio: Comme maintenant!
Thalie: Il a écrit sur toi.
Clio: C’est toujours ainsi.
Thalie: Tu n'es pas qu'une muse, tu es aussi le manuscrit.
Clio: C’est lui qui le voulait.
Thalie: Et toi?
Clio: Puisqu’il la voulu, moi aussi.
Thalie: Pas le choix! Elle sourit.
Clio: Aucun! Elle sourit aussi.
Thalie: Il a écrit toute la nuit.
Clio: Pour que vive le jour.
Thalie: C'était donc comme un rêve.
Clio: Il n'a pas dormi.
Thalie: Toi non plus?
Clio: Non.
Thalia: Tous les instants au même moment.
Clio: Cent éléphants sur une herbe.
Thalie: Et tu l'as supporté?
Clio: Il l’a supporté pour moi.
Thalie: Et toi?
Clio: Je vis pour lui.
Thalie: Vas-tu me montrer ce qu'il a écrit?
Clio: Le destin seul.
Thalie: L’avenir donc.
Clio: Nous ne serons plus seules.
Thalie: Comment est-ce possible?
Clio: Il a partagé la solitude.
Thalie: C'est-à-dire?
Clio: Il a éclairé le chemin.
Thalie: Le début du monde?
Clio: J'ai en moi sa lumière.
Thalie: Comme je suis contente.
Clio: La mémoire de l'avenir a touché l'histoire.
Thalie: Il commence alors.
Clio: Quoi?
Thalie: Le voyage du pont.
Clio: Après le bateau immobile.

lundi 18 mars 2019

L'homme aux seize doigts - Les nains de bois - Après la nuit - À notre retour - Le premier combat - Quand nous ne nous sommes pas mis à genoux - Nikos Lygeros



L'homme aux seize doigts
http://www.lygeros.org/articles.php?n=15050&l=fr

L'homme aux seize doigts

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras

Il était une fois, un Dimanche, un petit mais très petit enfant qui trouva un échiquier. Au début il pensa que ce n’était qu’un morceau de bois, mais quand il le prit dans ses petites mains il comprit que quelqu’un l’avait conçu car les cases qui changeaient continuellement de couleur n’avaient rien de normal. Alors il commença à les compter même s’il rencontrait des difficultés bien sûr car il venait juste d’apprendre l’arithmétique, il y réussit et trouva leur multitude. Ainsi il découvrit les premiers morceaux du Temps. Mais il était seul devant le vide parce qu’il n’avait pas vu les pièces et les pions. Peut-être quelqu’un les avait-il volés. Il voyait que quelque chose manquait aux signes sur l’échiquier mais il n'imaginait pas que c'était un monde entier en noir et blanc qui pourrait vivre dans un univers plat. Il n'avait pas encore appris la mémoire du bois.

Les nains de bois
http://www.lygeros.org/articles.php?n=15051&l=fr

Les nains de bois

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras

Il ne voulait pas dormir, mais le sommeil était plus fort et, dans son rêve, il vit pour la première fois les nains de bois. Ils les appelaient nains, car, avec sa taille de deux ans, il ressemblait à un géant face à eux. Ils lui rappelèrent le mythe du chêne azur et sang avec son armure. Ils étaient tous prêts à mener une grande bataille. Et les seize vinrent tout autour de lui pour qu’il devienne un petit professeur. Les nains de bois parlaient une langue médiévale qu'il avait trouvée dans des vieux livres de la grande bibliothèque. Il vit d'abord un couple avec la croix et trois autres couples de jumeaux, tandis que le reste étaient des octuplés. Il décida donc de donner un nom à chaque nain de bois. Il remarqua alors leurs caractéristiques. Ils se ressemblaient, mais chacun avait quelque chose de différent. Ce fut sa première rencontre avec un combat.

Après la nuit
http://www.lygeros.org/articles.php?n=15052&l=fr

Après la nuit

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras

Après la nuit, arrivèrent les combattants blancs. Ils avaient des blessures mais tous souriaient. Tous attendaient quelque chose mais il ne savait pas ce qu'ils souhaitaient vraiment. Débuta alors le premier dialogue. Il fallait qu’ils lui apprennent les mouvements. Ainsi ils montèrent sur l'échiquier chacun à leur tour. Le très petit géant retenait chaque détail et faisait attention à chacun de leur mot pour ne rien oublier. Quand soudain, chacun prit sa place et il découvrit l'armée de nains de bois. Ils étaient tous immobiles sur les deux premiers rangs. Ils restèrent ainsi assez longtemps jusqu’à ce qu’il analyse les données, les rapports, la structure. Ensuite, il plaça un miroir perpendiculairement à l’échiquier afin de voir à quoi ressemblait les siens du côté de l’adversaire. Il se pencha sans s'agenouiller et réalisa en atteignant sa hauteur qu'ils étaient énormes et terrifiants.

À notre retour
http://www.lygeros.org/articles.php?n=15053&l=fr

À notre retour

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras

À notre retour, nous avons ressenti sur nous l'amour du petit géant à la façon dont il nous avait pris et placés sur l'échiquier. C'était comme s’il savait à l'avance comment nous allions jouer aux échecs. Le petit géant jouait comme un vieux et faisait attention à chacun d’entre nous comme si nous étions ses seize doigts. Seule sa pensée était dans la main droite. Il nous montra de nouvelles ouvertures qu’il avait étudiées et que nous ne connaissions même pas. Chacun de nos mouvements était un de ses actes. Le Temps était avec lui depuis le début et son jeu était particulier. Il n’examinait pas seulement notre monde mais aussi l’espace mental. Nous avons donc commencé les missions là où le précédent nous avait laissés. Et nous avons donc tous compris que nous avions trouvé le prochain. L'enseignement continuerait alors.

Le premier combat 
http://www.lygeros.org/articles.php?n=15054&l=fr

Le premier combat

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras

Le premier combat rappela le passé. Le petit géant n'avait rien oublié et regarda le grand adversaire sans crainte. Les années n'avaient pas d'importance. Le millénaire avait déjà commencé depuis des années. Son ouverture était fermée depuis le début, car il voulait tenir chaque position et ne sacrifier inutilement aucun des nôtres. Et il résistait à chaque mouvement de l'ennemi comme s'il combattait contre la barbarie. Ensuite, nous comprîmes qu’il ne jouait pas avec nos vies parce que son but était clair. Il ne laisserait aucun conquérant piétiner notre terre. Toutes nos lignes étaient des attaches sans chaines. Il ne nous obligea pas à nous défendre. Tout était sans complications comme un mécanisme invisible qui fonctionnait sans cesse et indéfiniment jusqu'à la fin de la mission. C'était ça. Le combat était une mission et rien ne pouvait nous faire obstacle

Quand nous ne nous sommes pas mis à genoux
http://www.lygeros.org/articles.php?n=15055&l=fr

Quand nous ne nous sommes pas mis à genoux

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras

Quand nous ne nous sommes même pas agenouillés face à un ennemi plus fort, nous avons réalisé que le petit Maître ne jouerait pas uniquement sur un échiquier, car le monde était plus vaste et qu’il ne souhaitait laisser personne sans protection. Ainsi chaque nouveau combat était une préparation, pas pour le suivant, mais pour la suite. Depuis lors, nous l'accompagnons lorsqu'il enseigne à ses petits les techniques, astuces et stratégies car il sait que cet enseignement est nécessaire pour les petits peuples vivant sur un lopin de terre dont les autres barbares veulent s’emparer depuis des siècles. C'est pourquoi, si vous lisez ce conte, n'oubliez pas notre peuple qui a créé la philosophie, les mathématiques et la stratégie, car nous vous serons utiles pour développer la pensée qui aime l'Humanité.

dimanche 17 mars 2019

CHRONIQUE DE LA REVOLUTION ARMENIENNE - Sèda MAVIAN



CHRONIQUE DE LA REVOLUTION ARMENIENNE

AVRIL-MAI 2018


de Sèda MAVIAN

Editions SIGEST, 248 pages, 14,95 euros

La révolution arménienne qui, du 13 avril au 8 mai 2018, a triomphé en moins d’un mois d’un régime oligarchique apparemment inamovible sans que le sang ait été versé, apparaît d’emblée comme un évènement majeur de l’histoire contemporaine de l’Arménie. Qualifié par son maître d’œuvre, Nikol Pachinian, de « révolution de l’amour et de la concorde » et de « révolution de velours démocratique et sans violence », le printemps arménien n’est pas sans évoquer la révolution tchécoslovaque de 1989, cependant que les termes « démocratique » et « sans violence » mettent délibérément l’accent sur son caractère pacifique, légal et constitutionnel. C’est ce miracle d’une révolution inattendue à l’issue inhabituellement heureuse, qu’en 2018, la rédaction du magazine britannique The Economist a voulu distinguer en désignant l’Arménie comme le « Pays de l’année », tandis que le lectorat du quotidien économique russe Vedomosti (Les Nouvelles) a élu Nikol Pachinian « meilleur homme politique de l’année ».

Pour relater cette révolution pas comme les autres, nous avons choisi d’offrir au lecteur un récit pas comme les autres, non pas linéaire et postérieur mais dynamique et concomitant, constitué par la réunion des post que la journaliste et auteure Sèda Mavian a publiés sur le net durant les événements jour par jour et parfois heure par heure, après avoir pris le parti de transformer sa page Facebook en média francophone entièrement placé au service de l’information la plus rigoureuse et la plus diversifiée possible. Complétant le récit, des documents présentés en annexe favorisent la compréhension des faits ainsi que l’appréhension de sujets divers tels que les relations Arménie-diaspora, la démocratie au sein de la diaspora et la notion d’engagement, notamment des artistes.

Sèda Mavian est diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (IEP) et titulaire d’un DEA d’histoire de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris (EHESS). Auteure et journaliste, elle est correspondante à Yèrèvan (Arménie) des Nouvelles d’Arménie Magazine, le principal mensuel arménien de France, particulièrement en charge des domaines politique, historique et culturel. Sa connaissance du monde arménien dans le temps (passé et présent) et dans l’espace (Arménie, diaspora, Artsakh), la fait considérer aujourd’hui comme une spécialiste de l’Arménie.

Le livre de Sèda Mavian paraîtra fin mars aux Editions Sigest.
 A  leur invitation, la journaliste et auteure Séda Mavian sera en France au mois de mai pour faire des présentations/dédicaces.

lundi 11 mars 2019

Pour faire suite aux commentaires reçus

Et pour finir,  : C'est devenu "une cause sans espoir" parce que ceux qui auraient pu agir contre eux, depuis toutes ces années,  (CCAF) sont bien trop pleutres ! Ils n'ont jamais eu le courage de dénoncer la véritable Haine que les "décideurs juifs" nourrissent envers les arméniens , qu'ils ont utilisé à tout moment pour réduire nos espoirs à néant ! Je ne crains pas de le dire : CE SONT DES SALOPARDS, qui font leurs coups en douce, et y parviennent, pour gagner une respectabilité qui ne trompe qu'eux-mêmes ! TOUS les arméniens le savent - mais se la bouclent, je me demande bien pourquoi ! Qu'ont-ils donc à perdre ? En tout cas, moi, depuis que j'ai compris tout cela, au fil du temps, car je ne suis pas une gourde, je le dis haut et fort : LES JUIFS QUI EN ONT TOUS LES POUVOIRS, ONT TOUT FAIT POUR NOUS NUIRE ! Quelqu'un l'a écrit : certains juifs le savent très bien, mais se gardent bien de la ramener !
à XX : Si je soutiens ma fille dans sa quête de justice pour l'espèce animale, c'est bien naturel ! Mais j'ai mon propre combat : Dénoncer sans relâche la fourberie juive à notre égard ! Même si rien ne change dans l'immédiat : mais je sais que ce n'est pas inutile : la justice, la vraie, celle que l'on ne peut faire taire, suit son chemin ! 

Parole arménienne - MISE AU POINT SALUTAIRE


CollectifVAN.org
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=99682


Pourquoi devrais-je pleurer sur le sort des juifs ? Les juifs nous ont-ils aidés à un moment quelconque du génocide des Arméniens de l'empire ottoman ? Et depuis, ont-ils montré un intérêt quelconque concernant les attentes des arméniens de nos jours ?

 Bien au contraire, ils ont tout fait pour "nous" oublier (je devrais dire : nous enfoncer) et pire encore, pour que le monde nous oublie allant jusqu'à faire capoter la loi de pénalisation de la négation du génocide des arméniens en 2016 (Badinter et Jean-Louis Debré aux commandes ! voir : https://dzovinar.blogspot.com/search?q=Loi+de+pénalisation+... ).

  Silence complaisant depuis des décennies vis à vis de la Turquie de "Herdogan" ! Non reconnaissance par Israël du génocide des arméniens sous prétexte de real politik ! etc, etc, etc.... Et de plus, car selon eux, il ne peut y avoir qu'un seul génocide qui mérite que l'on s'y intéresse : le leur, leurs têtes pensantes minimisent, quand ils ne le nient pas tout à fait, celui perpétré à l'encontre les arméniens... 

ALORS ARMENIENS, CESSEZ DE PLEURNICHER SUR LEURS "MALHEURS". Une telle hypocrisie de notre part est une insulte à nos morts ! Vous le savez tous ! Les juifs ne nous aiment pas ! Nous savons aussi qu'ils ont participé, peu ou prou, en soutenant les "jeunes-turcs" audit génocide ! Certes, rien ou presque en surface, trop malins pour ça ! Mais dés que l'on creuse un peu ...

Néanmoins, aujourd'hui, Je ne leur souhaite aucun  mal ; les arméniens n'ont pas des âmes d'assassins ! ( je me demande s'ils auraient apprécié que l'on fasse jouer "la real politik" en ce qui les concerne ....).

 Ils ne m'intéressent pas, d'autant moins qu'ils placent le profit bien au-dessus des valeurs morales (quand ça les arrange)  !  

Qu'ils se débrouillent de leurs problèmes ! (Très bien d'ailleurs quand il s'agit d'eux !)
Pas de soucis à se faire ! Tout le monde est au garde à vous ! Pour eux ! Même les hays !!!
  
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